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05 mai 2014

Commentaires

Madame Sioux

C'est vrai que ça n'était pas réjouissant et que quelques scènes de béatitude générale auraient été les bienvenues. Pour autant, je l'ai trouvé tellement plus réaliste que nombre de films qui parlent (principalement ou secondairement) de la naissance. Pour moi, la 1ere année d'un enfant est vraiment difficile et il est très dur de concilier une vie sociale (et amoureuse !!) qui nous satisfasse tout en répondant aux besoins de son bébé (surtout quand celui-ci ne fait pas ses nuits très tôt... Doux euphémisme).
Par contre, vous m'avez intriguee, j'irai lire le roman que vous citez !
(Par contre, c'est vrai que l'asso de promotion de l'allaitement est un peu abusée ! Même si on en connait des plus extrémistes que d'autres...).

Gaëlle Z

Bonsoir,
De mon coté, j ai lu le livre qui m a profondément touchée et bouleversée. Effectivement, la maternité n y est pas décrite comme un état de béatitude, mais bien tout ce bouleversement tant psychique que hormonal...
Mais il est aussi, selon moi, un témoignage, quelque peu romancé, de ce que peut vivre certaines femmes, et , en cela, il est justement déculpabilisant... Alors, oui, effectivement, peut etre que les scènes du "Club de lait" sont parodiques, mais dans le livre, est vraiment décrit toute cette atmosphère où notre jeune maman ne trouve pas sa place, se trouve à 1000 kms de ces questions de l allaitement ( du moins au début!)
pour ma part, je recommande ce livre! Mais peut etre pas pendant une grossesse! ;-))

Virginie

#attention spoiler pour ceux qui n'ont pas vu le film, ne pas lire mon com si vous voulez le voir#

Pour ma part il y a effectivement plein de côtés déprimants qui pourraient encore conforter les futures mamans hésitantes devant l'allaitement de ne surtout pas le faire, mais pour une fois qu'on voit une maman maternante et heureuse de le faire dans un film, c'est quand même un changement positif.
J'ai été très attristée par la fin où finalement elle renonce à son allaitement pour son (#@x{ de) mec.

Lesanimauxdumercredi

Je n'ai pas vu le film mais lu le livre (de ce que vous en dites, l'histoire est la même). Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous : je trouve au contraire qu'il faut aussi parler de cette réalité, la maternité n'est pas (toujours) un moment de béatitude. Et, à Paris en tout cas, si c'est un premier bébé en qu'en plus on est les premiers dans son groupe de copains/famille à avoir un enfant on est très (très) isolé… Dans le livre, les sentiments de la mère sont décrit avec un grand réalisme, il y a cette ambivalence avec la douceur et la plénitude de l'allaitement versus la déchirure entre la vie d'avant/après… C'est bouleversant de justesse.

Lesanimauxdumercredi

Et sur le "club du lait" : n'ayant pas vu le film (ds le livre c'est une réunion LLL), j'ajouterai juste que dans son livre sur l'allaitement maternel, au chapitre sur la reprise du travail, la LLL a une attitude franchement rétrograde ; il y est écrit qu'on peut reprendre le travaille et allaiter, mais très très peu de réels conseils pour rendre la reprise possible, pas mal de culpabilisation( il est sous entendu qu'on ferait mieux de prendre un congé plus long…).

Sophie mamaNANA

@lesanimauxdumercredi : merci pour votre commentaire, je suis d'accord qu'il faut parler de la difficulté maternelle et de la dépression post-partum, plus réalistes que la réplique "c'est que du bonheur", mais là c'est tellement pessimiste qu'il guérirait n'importe qui de vouloir avoir un enfant (alors qu'à mon avis, la toile de fond du film est: la difficulté de la parentalité dans le couple parce que le père semble être un goujat de premier ordre...).

Isabelle

J'ai aussi un sentiment partagé sur le film, mais pas pour les mêmes raisons.
Je n'ai pas apprécié les côtés trop caricaturaux (même si on comprend l'intention et le fait que le film utilise ses raccourcis pour faire passer des messages : par exemple, la scène du suivi de l'épisiotomie justement, surréaliste ; le club du lait et sa présentation grotesque). Je ne vois pas non plus dans le père qu'un goujat, macho et obtus : certaines scènes sont touchantes, on le sent parfois attentif ou bien intentionné, mais surtout à côté de la plaque, dépassé et de fait plus que maladroit. Quant à la mère, elle montre et exprime aussi plusieurs moments de bonheur avec son bébé, même si elle accumule en même temps les difficultés de l'isolement. Bref, un couple qui se perd et se cherche dans ce nouvel équilibre à trois, se retrouve parfois (en vacances) mais tâtonne. On sent, on entend, leur volonté de se retrouver et cette espèce d'engrenage (fatigue - inexpérience - disputes - reproches...) qui les en empêche et finalement cette lente dégradation de leurs rapports (d'abord des petites phrases anodines style "elle fait ses nuits", jusqu'au clash final qui entraînera la rupture) et la frustration de la mère qui ayant du mal à exprimer ses besoins d'aide, face à un père qui spontanément ne sait pas les entendre et encore moins les imaginer, en veut à son homme, mais aussi à elle même, qu'elle ne reconnaît plus (libre, légère etc.). Et d'expérience (5 enfants), cela m'a semblé très réaliste, surtout concernant le premier bébé. Personnellement, il nous a fallu beaucoup de temps pour "encaisser" la "révolution bébé", avec chacun nos limites d'homme et de femme. Et comme le suggère la fin du film, on peut s'être comporté comme un goujat et finir par comprendre petit à petit comment aider la mère (dans le film, chercher la crèche); on peut avoir été écartelée entre sa fusion avec bébé et les exigences de la vie matérielle et sociale et finir par prendre du recul pour repartir autrement (bébé dans sa poussette !). Peut-être ce possible retour des choses dans l'ordre (ou pas, d'ailleurs), que la fin du film peut laisser espérer, n'est-il pas assez montré, ce qui ne rassure pas. Malgré tout, ce film me semble intéressant pour les nullipares comme pour les déjà parents. Au pire, on ne vit pas du tout ça (enfin, c'est possible ça ? rien du tout ? ;-)) et on s'en fiche. Mais cela peut aussi préparer à une réalité par toujours rose ou la faire mieux comprendre a posteriori. Pour moi, ce film ne porte pas sur l'allaitement mais sur les difficultés de la parentalité, accessoirement dans le cadre de l'allaitement. Et concernant l'allaitement lui-même, je le trouve plutôt courageux de montrer un allaitement long, le portage, le cododo en vrai, (le tout avec leurs écueils respectifs) bref... autant de pratiques aux antipodes des clichés habituels des films ou autres représentations de la maternité.

Isabelle

Oublié : certes, la séparation temporaire montrée dans le film est dure, mais elle semble salutaire. Et pour moi, cela ne sonnait pas comme la fin de l'allaitement puisque le bébé est déjà grand, elle tire son lait avant de partir, à des réflexes d'éjection quand elle pense à son bébé... et peut donc reprendre en le retrouvant. Mais toute cette perception repose sur une certaine expérience de l'allaitement, que ne partagent pas tous les spectateurs du film et il est vrai que faute de cette expérience, on peut aussi avoir la perception contraire, qui n'est pas du tout positive pour la parentalité et l'allaitement (en gros, il faudrait renoncer à celui-ci totalement, brutalement et à contrecoeur pour retrouver son couple).

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