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17 février 2014

Commentaires

Julie

Je me reconnais parfaitement dans ce que raconte Nadege.
Ce n'est pas une évidence pour tout le monde.
Et sans mettre la faute sur le dos de la société, (car je vis dans une autre société :-), parfois juste avec les copines et la famille, c'est suffisant pour se mettre la pression.
Pour moi le premier enfant a été plus difficile que le second.
Toutes ces femmes, ont-elles en commun le fait d'etre peu, ou mal entourées? Parfois juste la présence d'une seule femme, qui nous connait ou dans laquelle on a confiance, mere, tante, amie, suffit a tenir le coup, et a sortir la tete du guidon des premieres semaines, pour regarder en face son enfant, et dire je t'aime avec son corps tout entier.

Marion

Merci pour cet article, cela donne envie de voir ce documentaire. Je pense que cela m'aurait aidé de le voir avant la naissance de mon premier enfant car j'ai en effet vécu cette "difficulté maternelle" , avec beaucoup de culpabilité, sans savoir que c'était ça. L'accouchement a été difficile, mon bébé est né avec un poids de bébé préma (ce qui n'était pas prévu), il n'arrivait pas à têter, pleurait beaucoup, j'avais juste envie de fuir. La maternité a été une grosse déception, j'avais l'impression d'avoir été flouée car ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Je voulais à tout prix allaiter car je trouvais ça naturel, et ça ne l'a pas été. Je me suis sentie inutile et dépassée. Je me suis acharnée et au bout d'un mois et demi mon bébé à réussi à têter tout seul mais au final je garde de cet allaitement l'image de 8 mois de lutte. L'allaitement a dans mon cas aggravé mes difficultés. Je me sentais responsable de ces difficultés et "nulle" de ne pas arriver à gérer. Mon bébé pleurait beaucoup (les 4 premiers mois) et ne dormait que très peu. Bref je ne garde pas un bon souvenir de ses premiers mois. La relation avec mon fils s'est apaisée quand il a eu un an et que j'ai repris le travail. Mais c'est vrai que la relation avec lui est encore difficile. J'ai également eu des difficultés d'allaitement pour le deuxième et là je n'ai pas persisté dans l'allaitement, du coup ma relation avec mon deuxième bébé a été plus calme, car j'avais moins de pression. Merci de m'avoir lu, je n'ai jamais vraiment parlé de ce ressenti jusqu'à présent car il est difficilement avouable...

Cécile Airelle

Merci pour cet article et le lien vers le film. Perso j'ai été nourrie et apaisée par le livre 'Tremblement de mères' de l'association Maman blues

Valérie

Bonjour et un grand merci pour ce post. On analyse en fin de compte assez peu ces difficultés, et ce sentiment de décalage avec les autres ou soi-même que l'on peut ressentir en tant que mère.

Malgré une littérature grandissante sur les phénomènes de burn out maternel, je trouve ces témoignages particulièrement saisissants.

En effet, il n'est pas uniquement question de la fatigue morale ou physique mais aussi de l'attente sociale vis-à-vis des mères. J'aime le témoignage de Nadège qui regrette ne pas s'être écoutée, face à ce qu'elle a vécu comme une injonction.

Personnellement, je me cogne tous les matins à l'injonction d'être une bonne mère. Je suis persuadée (mais cela n'engage que moi) que la difficulté maternelle peut arriver à tout moment, lorsque l'enfant a 2 jours, 3 mois, 2 ans, lorsque les autres enfants paraissent.

Ce sentiment que cela ne colle pas ou plus, que l'on ne peut répondre aux besoins de l'enfant en toute sérénité, ou d'être coincée dans un entonnoir invisible par la situation...
Personnellement je l'ai vécu quand mon deuxième enfant est né. Si je me sentais bien en phase avec le bébé, je me sentais totalement déconnectée de ma vie d'avant et des liens que j'avais créés avec son grand frère, incapable de m'occuper et d'aimer deux enfants en même temps...pas tellement en phase avec l'image d'une golden mummy qui assure et assume ses choix, dirons-nous.. A force de s'accepter, les choses se construisent d'une manière unique.

En tout cas, c'est toujours rassurant d'entendre les mots des autres et de voir que l'écoute de son instinct et l'oubli du 'je devrais' est salvateur.

Le bébé de Marie Darrieussecq est un roman assez intéressant sur ce point (enfin, de mon interprétation de ses écrits)

Sophie mamaNANA

Merci pour vos témoignages!

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