« Tu veux dire que tu peux être assis, et avoir une femme qui allaite, là, juste à côté de toi? | Accueil | Journée mondiale des toilettes : ce n'est pas une blague »

18 novembre 2013

Commentaires

Marjoliemaman

J'ai allaité ma Fleur de Sel née à 34SA pendant 11 mois. Je me permets de laisser quelques liens vers mon blog :
http://www.marjoliemaman.com/2010/11/16/la-fin-d-un-bel-allaitement/
http://www.marjoliemaman.com/2010/02/09/la-potion-magique-de-fleur-de-sel/

En espérant que ça serve à d'autres :)

Sophie mamaNANA

Merci Marjoliemaman, ces billets seront certainement très utiles :-) !

Sabine

Tout ce que je peux conseiller aux autres mamans qui seront dans ce cas, c'est accrochez-vous! Ca en vaut la peine. Mon aîné est né à la limite de la prématurité, mais avec un transfert en réa-néonat séparé de moi car dans un autre hôpital. Il a fallu que je tire d'abord mon colostrum, puis mon lait, toutes les 3 heures et je ne pouvais pas le mettre directement au sein. Il était nourri par sonde. je n'avais q'une peur, qu'il ne veuille jamais téter. Et bien en fait si! Dès qu'il est revenu avec moi, à la sortie de l'ambulance, quand je l'ai pris dans mes bras, il cherchait le sein! Et il l'a tout de suite pris. Nous avons eu quelques petits soucis d'engorgement pour moi (le tire lait avait trop stimulé!) mais avec les conseils d'une consultante en lactation, nous y sommes parvenu! Entourez-vous, laissez-vous du temps et ayez confiance dans votre bébé.

Emmanuelle

Notre seconde fille est née prématurément, à 34 SA.

J'ai eu la chance de ne pas avoir de problèmes de montée de lait, notamment parce que sa grande soeur était encore allaitée et aussi parce que nous avons défendu becs et ongles nos convictions :
- nous avons dû batailler avec les différentes équipes (jour/nuit plus d'une semaine) pour refuser les sucettes
- notre fille a été mise au sein malgré la sonde de gavage, et malgré le fait que la pédiatre affirmait qu'un enfant à ce terme ne sait pas téter
- j'ai en parallèle tiré mon lait et refusé catégoriquement qu'il soit donné au biberon : il a été donné au verre, par l'équipe ou par moi... elle n'a jamais eu de compléments, quelle chance !
- notre fille a été portée en écharpe sur la majeure partie de mes temps de présence, ce qui lui a permis de moins dépenser d'énergie pour se réchauffer
- mise au sein à la demande, aussi souvent et longtemps qu'elle le souhaitait... quitte à "bidonner" les tétées-pesées (une des pédiatres a été trèèèèèèèès compliquée à gérer et voulait imposer des tétées aux 3 heures, avec forcément 40g de prise à chaque fois... no comment)
- nous avons eu la chance que l'une des pédiatres de l'équipe nous soutienne... et aussi que toutes les puéricultrices soient en accord avec nos choix, si bien que nous équilibrions les heures et les poids des tétées pour être "raccord" et ne reportions sur le dossier que les moyennes...
- autant que possible, se reposer, prendre des tisanes d'allaitement et dormir auprès du bébé si l'on peut
- se mettre au mieux avec le plus possible des membres de l'équipe de néonat, qui du coup appellent la mère dès que bébé au besoin d'elle et/ou dès qu'il y a un soin à faire
- se faire aider, soutenir, encourager et chouchouter par tous les volontaires disponibles

Odile

A la naissance de mon fils, à 28 SA d'une grossesse normale, et lorsqu'une sage-femme m'a proposé de m'expliquer le fonctionnement du tire lait, je l'ai un prise à la légère : après deux allaitements réussis, de 20 mois pour l’aîné et 30 mois pour la deuxième, avoir tiré mon lait durant des mois au bureau et sur le terrain, j'imaginais que ça au moins, ça allait être facile... Et j'ai vite déchanté... il est des situations où ça ne va pas de soi...

En y réfléchissant, ce sont surtout les contraintes qui reviennent à l'esprit, alors ce qui m'a aidé ??

Considérer mon lait comme un liquide précieux : pourquoi avoir jeté les premiers millilitres… en pensant « à peine quelques gouttes, ça ne servira à rien ». Tenir un compte des volumes, et en tirer peu à peu une certaine fierté. Exprimer mon lait manuellement… ce qui parait très bizarre à l’inconnu rentrant dans la chambre de mon bébé à ce moment-là. Comprendre toutes les subtilités du matériel : on a le droit de ne pas avoir besoin de la même taille de téterelle pour chaque sein… mon aîné de 5 ans m’a expliqué doctement « c’est normal de ne pas faire la même quantité de lait de chaque côté maman, la nature ne reproduit jamais deux choses à l’identique ». Un papa : ça sait aussi nettoyer un tire lait, pensez-y !

Et puis relativiser, une fois que l’on a fait une croix sur l’intimité impossible, parler ouvertement de « mon copain tire lait » avec qui j’avais si souvent rendez-vous, une fois le début difficile, c’est en rigolant avec les autres mamans que j’ai surmonté dans la durée : je pense que certaines se souviendront de ma ritournelle « nous sommes des super mamans !!!) dans la salle de rinçage des tire lait… En parler avec d’autres mamans de Néonat a été d’un grand réconfort.

Et puis, et puis, savoir qu’au bout il y aura la première tétée… dans notre cas, ça a été au bout de 2 mois et demi… du direct, du tout doux, du rien que pour nous…

Mon petit loup vient de passer deux ans. Il trouve naturel que l’on se retrouve pour nos tétées quotidiennes, il en a profité partout, dans toutes les salles d’attentes des spécialistes de tout poil, pour se réconforter quand il était malade, ou pour s’endormir le sourire aux lèvres. Je ne sais pas quand nous arrêterons, mais ce lien est fort, et nous l’avons construit à deux, au milieu des tuyaux et des bips, des soins urgents et des contraintes de services. Le papa et moi, nous n’avons jamais été très sensibles aux regards surpris face à un allaitement un peu plus long. Cette fois ci, la question ne se pose même pas : cet allaitement est une sacrée victoire, il nous appartient !

Mélanie

Ici j'ai et j'allaite toujours mais jumeaux de 16mois arrivé en avance a 36sa

au début le temps qui savent tétée seul et que mon titi sorte de la couveuse et ce fatigue moins il a était nourrit par sonde gastrique, donc je tiré mon lait qui lui était donner en sonde , puis on le m'était au seins aussi avec sa sœur pour qu'il est le contacte et qu'il tétée seul sans ce fatiguer...

au bout de 1semains il a pris que le seins :)

Mélissa Moisan

Ma fille est née à 35 SA. Dès sa naissance, elle a été amené à la pouponnière et en tant que nouvelle maman j'étais prise au dépourvue de la démarche à suivre puisque je n'avais pas mon bébé avec moi et je voulais allaiter. Les infirmières de l'hôpital de St-Jean m'ont bien entourées après que j'ai exprimé mon ignorance de ce que je devais faire à ce point.
On m'a encouragé a exprimer le colostrum manuellement, afin de la donner à la seringue dans la bouche de mon bébé. Au début cela semble une tâche impossible et douloureuse tant qu'il y en a peu. Mais c'est comme si mon corps entier c'était mis en mode survit, pas la mienne celle de mon bébé, adrénaline aidant j'imagine.
Puisque la quantité augmentait à chaque exprimé, j'ai commencé a utiliser le tir-lait, que je m'étais heureusement procuré à l'avance, une infirmière m'a gentiment montré le fonctionnement.
Je la nourrissais avec la seringue et la dale au doigt, tout en stimulant la tété avec le petit doigt au palet, il y a eu quelques tentatives de mise au sein pas très concluantes.
Quelques jours plus tard, ma petite cocotte a fait une jaunisse donc elle a dû être gavée, afin qu'elle garde ses énergies pour combattre la jaunisse et garder le plus possible sa chaleur. Je continuais de tirer mon lait à tout les 3 à 6h entre les boires auquel j'allais participé malgré le gavage et la faisant tété mon petit doit pour stimuler la tété.
Quand la jaunisse fut fini, les infirmières m'ont encouragé de faire la mise au sein. Pour faciliter la tété avec sa petite bouche de petite prématurée de 4 lbs, on m'a suggérer d'utiliser une téterelle.
Ca n'a pris qu'une tentative moitié gavage moitié tété et après l'allaitement était bien entamé.
J'ai heureusement eu une très bonne production de lait (ou même un peu surproduction à cause du tir-lait), ce qui m'a encouragé même dans les moments difficiles ou des crises de larmes rendaient le début de boire difficile mais avec la vigueur qu'elle tétait lorsqu'elle était accrochée et la satisfaction qu'elle avait sur le visage après le boire ca valait l'effort.
Après 5 mois je l'allaite toujours et ce n'est pas toujours facile mais les beaux sourires qu'elle me fait lorsqu'elle commence a être satisfaite lors d'un boire qui a commencé en pleurs, n'ont pas de mots.

Laure

Bonjour,
ma fille est née à notre plus grande surprise à 30SA en juillet 2011. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à l'allaitement d'un bébé prématuré avant ce jour mais je connaissais l'existence du lactarium pour avoir donné mon lait au moment de l'allaitement de mon ainé.
Je pense que ce qui m'a aidé au tout début c'est le soutien total des équipes du lactarium et de la néonat où elle était hospitalisée. Pour eux, si j'avais décidé d'allaiter ma fille, et bien je l'allaiterai et ils m'aideraient à le faire.
Ensuite, ce qui m'a aidé c'est mon expérience : j'avais allaité mon fils 12 mois et connaissais bien les joies du tire-lait pour l'avoir pratiqué à ma reprise du travail.
J'ai fait une première "mise au sein" la lendemain de sa naissance tout en sachant qu'elle ne téterait pas vraiment avant ses 34SA.
Une des premières joies a été quand on a su qu'elle était nourrie par la sonde avec mon lait, qu'on appelait là-bas : "LSM", le Lait de Sa Mère !
La première vraie tétée à 34SA m'a valu de belles larmes de bonheur !
Enfin, ce qui a été très efficace pour nous, c'est la chambre mère-enfant pendant les 3 derniers jours de ses 6 semaines d'hospitalisation. Là, on s'est retrouvé toutes les deux dans une chambre comme dans une maternité, comme si elle était née la veille. Elle a pu téter à son rythme (très très souvent), sans être peser après chaque tétée, on a pu dormir ensemble... Un merveilleux souvenir !!
Elle a eu une bronchiolite à 4 mois et demi qui lui a valu une semaine d'hospitalisation, et là encore j'ai pu rester et l'allaiter.
Cet allaitement a duré 18 mois, c'est un souvenir extraordinaire.
Je souhaite beaucoup de courage aux mamans (et aux papas) dans cette situation. Sachez juste que c'est possible d'allaiter un bébé né prématuré !

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.