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07 novembre 2011

Commentaires

Aurélie

Pour répondre à la question qui clôture l'article, j'en pense que les pauses clope sont payées (et avoisinent facilement l'heure quotidienne le temps de se rendre à l'extérieur du bâtiment, de fumer sa cigarette puis de remonter, et ce plusieurs fois par jour), donc les pauses allaitement devraient être payées aussi !

Virginie

Tout à fait d'accord je m'étais d'ailleurs permis de le noter sur le forum des maternelles et quand je vois que les mamans ou futures mamans que je rencontrent culpabilisent à l'idée de prendre une pause pour tirer leur lait je leur demande si certains de leurs collègues fument et si ils culpabilisent de prendre leur pause...
Personnellement je m'absente rarement plus de 20 minutes, si service vraiment calme, je peux faire un seconde pause de 20 minutes mais en moyenne je pense être très loin de l'heure journalière.
Ce serait effectivement bien de légiférer mais je n'y crois guère.

Caroline de Bretagne

En admettant que l'allaitement ne soit même pas un avantage santé pour bébé ET Maman...

En admettant qu'il soit reconnu que prendre du temps pour faire pousser nos tous petits soit une bonne chose...

En admettant que reprendre le travail avec un bébé soit binberonné soit allaiter se fasse sans culpabilité tout en étant fraîche, dispo et performante comme avant dès la première minute...

En admettant que nos chefs d'entreprises aient goutés aux joies d'être maternés quand ils étaient petits et qu'ils encouragent consciemment leurs femmes et salariés à veiller sur leurs bébés quand l'heure est venues...

En admettant que le statut des femmes (et des mères de surcroit) soit parfaitement intégrer dans la société du travail ou en général...

En admettant que la société (crêche, travail, emploi du temps, locaux...)soit organisée en fonction de la valeur "humain" et non "travail"

En admettant que faire des bébés fasse partie de la vie, pour les mères comme pour les pères... pour ceux qui travaillent en privée comme en public...

Alors, nous ne serons plus "obligés" de choisir entre travail et parentalité, pour les femmes... comme pour les hommes...

Peut-être dans 20 ans... Mais ça avance un peu chaque jour !!

Il y a du boulot...

Christelle

Là franchement, que dire d'autre... quand on voit que les pauses clopes et café sont payées.... Mais pas la pause allaitement...
Ça viendra peut être un jour, qui sait avec l'évolution des mentalités...

mamaNANA

@Aurelie, Virginie et Christelle - Ah oui, bonne comparaison que la pause clope, et d'ailleurs, dans une entreprise dans laquelle j’ai travaillé, il y avait même un fumoir : on travaillait en haut d’une tour et pour éviter que les fumeurs ne perdent du temps à descendre et remonter, la direction avait transformé une salle de réunion en salle pour fumeurs. Donc c’est faisable quand on veut d’avoir une salle pour un usage spécifique !

@Caroline de Bretagne: merci. Dans votre première phrase, vous vouliez dire « En admettant que l’allaitement SOIT un avantage pour la mère ET pour l’enfant » ? Ou bien vous avez utilisé la négation exprès ? J’ai un doute, si vous voulez que je fasse un changement, dites-le moi.

Véronique

Euh...je dois rendre à César (ou à Drew) ce qui lui appartient ! Cet excellent lien me vient de ton cher et tendre :-)

Atropine

j'adore l'article tout entier.
Et oui, ne pas demander une permission pour tirer (déjà que l'heure n'est pas payée)
J'ai la chance d'avoir un bureau particulier qu iferme à clé. ET je 'nai rien dit à perosnne... j'ai tiré et point
(je suis cadre et pas payée à l'heure, donc aucune raison d'informer pour mon cas; j'avais même bloqué mes crenaux tirage dans mon outlook pour ne pas avoir de réunion lol)

Fraisouille63

Personnellement je peux tirer mon lait deux fois par jour à mon travail, et je n'ai eu aucune réduction de salaire ... et mon patron est parfaitement au courant (on a renommé la salle des archives en "laiterie" :))
Y-a-t-il beaucoup de Mamans qui se retrouvent à avoir cette heure défalquée de leur salaire ?
Car je me demande si entre la théorie et la réalité il n'y a pas un décalage :)
D'ailleurs j'arrive à la limite du truc, mon fils vient d'avoir un an.

Aurélie

Je suis l'heureuse maman d'un petit bonhomme de 7 mois 1/2, toujours allaité malgré une reprise du boulot lorsqu'il avait 3 mois... j'ai la chance énorme d'être infirmière en pédiatrie et dans un hopital "ami des bébés" qui prône l'allaitement. J'ai donc deux pauses de 45 min à concilier comme je veux. N'étant pas proche de le gardienne, je tire une fois pdt le travail et je rentre 45 min plus tôt à la maison. Ce temps d'allaitement est payé, reprit comme heure de travail! je travaille au Luxembourg et la pratique commence à se faire de plus en plus. On m'a reproché (certaines collègues) de partir plus tôt ou de ne pas avoir prit le congé parental. Mais heureusement pour moi, c'est un DROIT d'allaiter et la hiérarchie me soutien. La gardienne de mon loulou a deux enfants allaité et du coup gère le chauffe-biberon, je ne savais pas que certaines crèches refusent le lait maternel! c'est quoi ca!!!!!!!
Je profite de cet avantage et compte bien faire durer l'allaitement tant que c'est possible même si c'est dur en effet de se retrouver souvent en nez à nez avec son tire-lait.... mon bébé me le rend bien!

Isa

Bonjour à toutes,

Mon deuxième petit bout à 5 mois et le premier 4 ans, et entre temps j'ai changé d'employeur.
Pour mon grand, j'avais la chance d'avoir accés au bureau particulier du medecin du travail (qui n'y venait que quand il venait dans l'entreprise) avec la complicité de l'infirmière, et ce bureau étant relié au réseau d'entreprise, cela m'a permis de tirer mon lait plusieurs fois par jour et de travailler en même temps et même de téléphoner (avec parfois un "tu es en voiture? j'entends comme un bruit d'essuie glace" - mais mon tire lait de l'époque était très discret)! Pour le coup il n'a jamais été question de décompter quoi que ce soit (de toute façon je suis cadre). Le sujet n'a jamais été abordé ouvertement avec mon boss de l'époque, mais mon absence régulière était un secret de polichinelle...

Pour le deuxième c'est déjà plus compliqué : en effet j'ai changé d'employeur et cette fois je travaille dans un open space avec une seule salle de réunion. Je dois donc jongler entre les réunions pour m'y isoler (heureseument la porte ferme à clef) et sinon je "pars manger à l'exterieur"... pour tirer mon lait dans la voiture. J'ai la chance de ne pas être sujette aux engorgements donc j'ai de la souplesse sur les heures de "tirage". Malheureusement, indépendamment de ma fréquence de trayage (meuh) je n'obtiens jamais plsu de 300 ml (voire 350) et ma nounou doit donc répondre aux appels de mon glouton via un complément. Je vais donc tenter de remplacer ce complément par de la nourriture en dur pour limiter cet alaitement miste de la semaine (quand on voit que tous les laits maternisés contiennent de l'huile de palme, et les 3/4 de la Taurine, ça fait un peu flipper quand même sur les efets à terme)...
voilà pour mon témoignage. Mon prochain défi est de surmonter 3 jours (et donc 2 nuits) de déplacement - en laissant au moins assez de lait maternel pour la nuit pour mon pauvre homme :)
Tout ça pour dire que mes employeurs n'ont jamais présenté d'objection (qu'ils essaient voir :)...dans la pratique il faut voir que je ne les ai jamais consultés non plus), et que je souhaite cela à toutes les mamans (seulement quelques blagues débiles au café : "tiens j'ai vu un reportage sur les stabulations dans un élevage laitier j'ai pensé à toi" mais si on ne relève pas ils s'en lassent).
bon courage à toutes

Emmanuelle

moi, j'ai tiré dans les toilettes du labo, et stocké dans le frigo "public" pour les deux... youhouhou ! (mais je n'ai pas eu à le faire beaucoup, car je les ai beaucoup trainées avec moi au boulot jusqu'à 6-8 mois)

Florence

Je trouve que l'émission est très bien faite et j'ai beaucoup apprécié Véronique Darmangeat, très claire, concise et objective !
Pour ma part, j'ai choisi de prendre un congé parental, je ne me sentais pas capable de reprendre tout de suite, avec un bébé qui se réveille encore 3 ou 4 fois par nuits, et je voulais vraiment prendre le temps de trouver notre rythme à tous les deux. J'admire les mamans qui arrivent à reprendre et à tout concilier !
Je compte poursuivre l'allaitement le plus longtemps possible, j'ai déjà prévenu mon employeur, mais je considère que ma situation est privilégiée : je suis prof, j'aurai du temps à la maison plus qu'une autre. En revanche, les 10 minutes de récréation ne suffiront pas pour tirer mon lait, je pense, et là, je me demande quelle solution trouver, je sais qu'il va falloir que je m'impose et ça va être difficile...
Sinon, la gynéco qui m'a accouchée a allaité ses enfants sur son lieu de travail, c'est son mari qui a pris un congé parental et qui lui amenait ses filles sur place... Je trouve cette anecdote assez sympa !

Isabelle Steffan-Robert

69% d'allaitement, c'est un chiffre pour la France entière qui masque des grosses disparités selon les régions.
Dans les Pays de Loire, on est loin des 70% puisqu'il n'y a que 55% des femmes qui allaitent à la sortie de la maternité ...
Et combien allaitent encore à 3 mois ?

Florence

Chez ma sage-femme, une brochure publicitaire, j'ai lu : 69% à la sortie de la maternité, et 15 % 6 semaines plus tard... Si c'est exact, c'est révélateur !

mamaNANA

@Isabelle - oui, il ya une grande variation entre les régions. On allaite plus (et plus longtemps) en région Ile de France, en Rhône Alpes, par exemple.

@Florence – je ne pense pas que ces chiffres soient corrects. D’après les études récentes auxquelles j’ai eu accès, le taux d’allaitement à 6 semaines en France est autour de 40%. Qui était l’auteur de la brochure publicitaire en question ?

Florence

C'était une brochure de "Grandir Nature", qui ne m'a pas semblé spécialement ancienne... Mais ce chiffre m'avait vraiment surprise !

ade

Bonjour,

Je suis désolée de vous solliciter mais j'ai vraiment besoin d'aide sur le plan juridique concernant l'allaitement.

J'allaite actuellement mon garçon de 3 mois et je dois malheureusement reprendre le travail dans 1 semaine et demie.
Je suis éducatrice de jeunes enfants, je travaille pour le conseil général et je dépends de la fonction publique hospitalière, je n'ai pas eu l'occasion de lire la convention collective.

J'ai averti ma direction que je tenais à poursuivre l'allaitement, ils ont mis plusieurs semaines à se renseigner sur le plan législatif pour finalement me dire que oui, j'avais droit à 1 heure, fractionnée en 2 fois pour tirer mon lait . Bon là j'étais déjà au courant!!!!

Le problème c'est que je souhaite allaiter mon fils durant ma journée de travail qui me sera amené par le papa... mais là problème!! La direction pense que je n'ai pas le droit de faire rentrer mon fils dans l'établissement et que je ne peux pas sortir non plus!!!
Je ne sais pas quoi faire!
Mon fils tête encore près de 8 fois par jour et à beaucoup de mal à prendre les biberons!!
Que puis-je répondre à ma direction?


Merci de votre réponse.

mamaNANA

Bonjour,
Je suis désolée de vous répondre tardivement. Il faudrait en parler avec une experte du droit du travail. La juriste Martine Herzog connait bien le sujet. Je vais aussi en parler à Véronique Darmangeat, une consultante en lactation qui conseille beaucoup de mamans qui allaitent et retravaillent. Je reviens vers vous dès que j’ai des infos.

mamaNANA

Voici ce que dit la juriste Martine Herzog-Evans sur ce sujet (Voir source - LLL France, AA67: http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-67-Allaiter-vous-avez-le-droit.html

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AA 67 : Allaiter, vous avez le droit

Ce dossier a été publié dans Allaiter Aujourd'hui n°67, LLL France, 2006

Allaiter ? Vous avez le droit !

Le droit français offre une protection en demi-teinte à la mère et à son bébé allaité. Il est particulièrement peu protecteur en ce qui concerne des questions sensibles économiquement, comme la publicité ou l’étiquetage des produits artificiels, dont je ne traiterai pas ici. Les pressions financières et le lobbying, qui expliquent pour partie la faiblesse des politiques, ne sont pas sans rappeler la confrontation bouilleurs de cru / politiques sanitaires. Cependant, bien d’autres facteurs contribuent à façonner le droit, qui n’est jamais que le reflet des mentalités et des moeurs d’une société à un moment donné. C’est ainsi que l’égalitarisme forcené hommes / femmes, perçu dans notre pays comme signifiant – contrairement au jugement de Salomon – que l’enfant doit être coupé en deux, non seulement nuit à l’enfant lui-même, mais encore peut conduire à des sevrages forcés.

A l’inverse, la dilution de la notion de bonnes moeurs, voire de pudeur, vient au soutien des mères qui allaitent «en public».

Le manque d’intérêt des gouvernants pour la question, mais aussi les pressions supranationales, peuvent parfois avoir des effets également positifs. C’est ainsi que les femmes au travail peuvent continuer à allaiter, dans des conditions particulièrement favorables, dont le domaine d’application et les effets sont bien plus larges qu’on ne le soupçonne bien souvent.

Allaitement et droit du travail
Allaitement et droit civil : la séparation des parents
Allaitement et droit pénal : la licéité de l’allaitement dit en public


Allaitement et droit du travail : l’heure et les pauses d’allaitement

Le droit du travail français prévoit que les mères peuvent allaiter leur enfant sur le lieu du travail une heure par jour au total.


Présentation

Le code du travail comporte aujourd’hui les normes régissant l’heure dite d’allaitement aux articles L 224-2 à L 224-4 et R 224-1 à R 224-23. Ces textes, inchangés depuis 1973, ne sont que la reprise d’autres, plus anciens, remontant au début du 20e siècle et qui visaient à l’époque à protéger la vie même des enfants. Leur espérance de vie était en effet alors faible en-dehors d’un allaitement maternel suffisant, spécialement dans le milieu ouvrier.

Aujourd’hui, les textes français sont relayés et confortés par des normes supranationales :
- la Charte sociale européenne du 3 mai 1996 nous fait obligation de ménager des pauses d’allaitement. Ce texte a fait l’objet d’une publication, par le décret n° 2000-110 du 4 février 2000. Son article 8 dispose ainsi que « les parties s’engagent... 3° à assurer aux mères qui allaitent leurs enfants des pauses suffisantes à cette fin »,
- la convention n° 183 de l’Organisation internationale du travail sur la protection de la maternité, adoptée le 15 juin 2000, lors de la 88e session de la Conférence internationale du travail (Genève), a repris le principe français et européen (la Charte sociale précitée).

Reste à définir ce qu’est exactement l’heure d’allaitement. Il s’agit d’arrêter de travailler pendant une heure par jour, divisée en deux demi-heures, et de rester sur le lieu du travail pour y allaiter l’enfant. Il ne s’agit pas de s’absenter du travail pour aller allaiter son enfant. Dans ce dernier cas, il s’agit de ce que l’on appelle une autorisation d’absence ou d’une absence pour allaitement. Il ne s’agit pas non plus d’une prolongation conventionnelle du congé de maternité. Ces deux dernières possibilités sont parfois offertes aux salariées par leur convention collective. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer l’heure d’allaitement, mais peuvent s’y ajouter.


Donc normalement, vous pouvez allaiter votre enfant sur votre lieu de travail -- mais en milieu hospitalier, il peut y avoir des exceptions, je ne sais pas. Je me renseigne sur le cadre d'application.

ade

merci mille fois pour ce message et le mail que je viens de voir!!!
je vais voir ma direction auj et je leur montrerai ce texte! merci!!

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