Ah je savais bien qu'avec un titre pareil j'aurais votre attention. Lundi soir j’ai eu la chance de voir le film Bébés en avant-première, à une projection organisée par Graine de curieux. Le film sort en salle aujourd'hui, mercredi 16 juin et je pense qu’il provoquera débat et questionnements donc voici mon petit point de vue. J’attends avec impatience vos retours une fois que vous l’aurez vu.
Le film suit la vie de quatre bébés dans quatre pays différents (Namibie, Japon, Etats-Unis, et Mongolie) pendant leur première année de vie. Les quatre bébés grandissent dans des environnements extrêmement différents et tout le talent du réalisateur Thomas Balmes est de simplement juxtaposer, sans aucun commentaire (ni aucune traduction) la vie de ces différents bébés. C’est le contraste entre leurs expériences si variées qui crée le commentaire, car c’est le spectateur qui, placé devant ces images, les compare. De la petite namibienne, Ponijao, qui joue nue dans la terre et lèche la langue du chien, à la petite américaine, Hattie, dont le père, parce qu’elle s’est roulée sur le tapis plein de poils de chat, passe son pyjama au rouleau autocollant (une scène qui deviendra culte !!!) il y a véritablement un monde de différence. Mais en même temps tout l’art du film est de nous montrer les points communs entre ces petits êtres humains, la grande similarité de leurs babillements, de leurs sourires, de leurs efforts à se mettre debout. En cela c’est un porteur d’un message fort autour des similarités de l’expérience humaine. Le film passe super vite, même s’il n’y a pas vraiment une « intrigue », la photographie et la musique sont superbes, et les bébés particulièrement craquants. C’est donc un film qui ravira un grand public, y compris enfantin (je pense qu’un enfant de six ans et plus pourrait l’apprécier énormément.) Cela c’est mon commentaire en « première » lecture.
En deuxième lecture, c’est aussi un film plus profond et provocant qu’il n’y parait. Après la projection, les discussions étaient animées. Car chacun avait des interrogations sur ce qui est montré et aussi sur ce qui n’est pas montré.
J’ai été vraiment scotché par le mode de vie de la famille africaine. Ce n’est pas l’âge de pierre mais presque. Il y a très peu de signes du monde moderne (juste une bouteille en plastique remplie de sable et une petite brosse.) Hormis ces deux signes les scènes auraient pu être filmées il y a 50, 100, ou 200 ans. De quoi vit cette famille ? Que se passe-t-il si l’un d’entre eux tombe malade, si un accident a lieu ? Ils semblent à mille lieux de tout village, de toute aide médicale.
Le rôle du père est très contrasté selon les différentes cultures : dans la famille américaine, le père est très présent, autant que la mère (on les ressent comme quasi-interchangeable sauf pour les scènes d’allaitement), alors que dans la famille africaine on ne voit pas le père du tout. Dans la famille japonaise on le voit aussi beaucoup, mais dans la famille mongol, quasiment pas. Du coup cela m’a donné envie d’en savoir plus sur la culture africaine traditionnelle de l’ethnie en question : est-ce que le père s’occupe de ses enfants plus tard (une fois qu’ils ont, disons, l’âge de raison ?)
Un autre contraste fort c’est celui de la sécurité : quand on voit la petite africaine qui joue avec la bouche pleine de crocs du chien, le petit bébé de Mongolie, Bayar, qui joue à côté des abats des animaux qu’on vient de tuer, etc. on est renvoyé automatiquement à nos propres obsessions autour de la sécurité de nos enfants (par exemple le casque à vélo mis sur la tête de la petite américaine pour une ballade à bicyclette).
Autre message sous-jacent, le rapport à la nature. Pour tout dire la relation à la nature du bébé africain et du petit mongol fait envie. Ils ne font qu’un avec leur environnement, la terre, l’herbe, les animaux qui les entourent. Ils vivent au rythme des saisons, sans calendrier ni horloge, les fesses à l’air. Ce qui est contrasté, avec humour, avec la petite américaine, qui découvre les animaux de la ferme sur un livre d’images, et qui s’enfuit en cours lors d’un cours de musique maman/bébé, où les parents chantent avec ardeur une hideuse chanson clamant que « la terre est notre mère, elle prendra soin de nous ». Donc d’un côté des bébés qui grandissent en observant une fourmi, un brin d’herbe, qui gambadent au milieu du troupeau de vaches (si si), et d’autres qui vont de cours de yoga en cours de musique, de séance de lecture, en séance de baby-gym. Au final on se dit qu’ils se développent tous quasiment au même rythme, mais que ceux qui ont des agendas moins chargés profitent plus de la vie !!! Cela donne envie de ralentir son rythme. Et cela donne du recul par rapport aux diktats qu’on entend souvent autour de l’éducation des enfants : « il faut les porter, il ne faut pas trop les porter, il faut les laisser pleurer, il ne faut pas trop les laisser pleurer, il faut les rassurer, il faut les laisser libres, etc. » Quand on voit la diversité des pratiques éducatives dans ce documentaire, et le résultat quasi-équivalent en terme de développement, on se dit que la seule chose indispensable c’est de recevoir suffisamment d’amour !
En même temps, il ne s’agit pas ici d’idéaliser un retour à un mode de vie « primitif ». Parmi ces quatre enfants, qui aura le plus d’opportunités ensuite ? Qui pourra choisir son mode de vie, son activité ? On sent tout de même que même si l’existence de la petite africaine est un peu paradisiaque (au sens de l’Eden biblique), elle est là, assise près de sa case, et y sera toujours.
Quant à l’allaitement dans tout cela ??! D’abord, et c’est assez rare pour le souligner, tous les bébés de ce documentaire sont allaités. Ce n’est pas souvent que je vois un film où tous les "acteurs" ont des scènes de tétées ! Ces scènes sont aussi très contrastées : d’une image très belle et très douce de la maman japonaise allaitant sa petite Mari semi-allongée avec une jolie robe noire, à la maman africaine qui co-allaite et a un bébé au sein 80% du temps, en passant par la scène de la séance d’utilisation du tire-lait de la maman américaine, l’allaitement fait partie intégrante du film. Cepenant, même si cela m’a fait plaisir de voir autant de scènes d’allaitement, je ne sais pas si ce film est à montrer à votre mari (ou compagnon) si vous êtes enceinte, pensez allaiter pour la première fois, et qu’il hésite un peu sur le projet d’allaitement ! En effet la maman africaine, une femme magnifique, avec un visage qu’on dirait sculpté, une patience infinie avec ses enfants, et une zénitude totale… a des seins superbes mais qui ne correspondent pas du tout, dans leur forme et volume à l’idéal « occidental » de la poitrine féminine. Par exemple, il y a une scène rigolote où son bambin est debout, elle aussi, et elle peut l’allaiter debout juste en se penchant un peu… Si vous regardez cette femme en vous disant que votre poitrine ressemblera à la sienne après un allaitement long, vous (ou votre mari) risquez d’avoir un peu les chocottes! Dans un tout autre contexte, la scène du tire-lait avec la maman américaine est assez crue (bon je vous laisse découvrir hein) et en dégoûtera plus d’une de l’idée d’utiliser un tire-lait électrique à double pompage. Je me suis d’ailleurs demandée pourquoi cette scène avait été incluse, et quel message le réalisateur faisait passer là (autre que « le tire-lait électrique c’est dingue ») mais c’est peut-être tout simplement un truc de mec fasciné par la machine en question (je veux dire qu’une femme n’aurait pas probablement filmé une scène de tire-lait comme cela, désolée pour le commentaire sexiste !)
N’allez pas voir ce film en espérant voir des portraits de la maternité similaires au documentaire Le Premier Cri. Ici les stars sont les bébés et uniquement les bébés et du coup les parents, sauf la maman africaine qui, elle, crève l’écran, sont en arrière plan, au propre, comme au figuré. Pas gênant en soit sauf que, du coup, comme les parents sont souvent lointains, j’ai trouvé que les bébés paraissaient un peu seuls, sauf le bébé de Namibie qui, lui, est toujours entouré. Soit ils sont seuls physiquement, comme le bébé de Mongolie, qui lui semble s’élever tout seul ( !), soit ils paraissent seuls émotionnellement comme le bébé américain et le bébé japonais qui semblent un peu isolés, même lorsqu’il y a des adultes autour d’eux (comme dans la scène de l’anniversaire ou du cours de gym où les chants et les cris de joie des adultes ne semblent pas du tout en phase avec les émotions du bébé.). Dans un des interviews réalisés récemment Thomas Balmes, le réalisateur dit que ce qui l’avait frappé, lors du filmage du documentaire, c’est que les bébés de Namibie et de Mongolie découvraient le monde seuls, n’étaient pas du tout assistés dans leur découvertes, même si leurs parents les entouraient de beaucoup d’amour, qu’ils avaient beaucoup de liberté . Alors que les parents du Japon et des Etats Unis sont très présents, plutôt sur-protecteurs… et que cela lui avait donné envie de moins surcharger l’agenda de ses enfants, de leur laisser explorer le monde à leur rythme. Donc je me demande si on peut être à la fois sur-protecteur, sur-stimulant avec son bébé, et néanmoins pas en phase avec ses besoins et émotions ? A méditer…
J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur ce beau film et votre ressenti. Alors, allez le voir et, ensuite, à vos claviers !
Pour en savoir plus:
Site de Thomas Balmès: http://www.thomasbalmes.com/category/news/
Interview de Thomas Balmès dans l'Express: http://www.lexpress.fr/culture/cinema/thomas-balmes-raconte-la-naissance-de-bebes_899146.html
Page Facebook du film: http://www.facebook.com/pages/Bebes-le-film/111024958928287
Bande annonce du film:

J'ai hâte de le voir...j'adore votre 'review' du film surtout sur la question allaitement. Merci. :-)
Rédigé par : Babycafefrance | 16 juin 2010 à 11:52
Ton commentaire intelligent donne vraiment envie d'aller voir ce film, bravo ! Brigitte
Rédigé par : Brigitte | 16 juin 2010 à 12:50
Hyper envie d'aller voir ce film !
Rédigé par : Renarde | 16 juin 2010 à 13:09
j'ai lu plusieurs critiques sur différents blogs aujourd'hui ; j'ai trouvé la tienne particulièrement riche et argumentée, et c'est d'ailleurs la seule qui m'ait vraiment donné envie de voir ce film !
Rédigé par : Anne Cé | 16 juin 2010 à 13:49
Je suis complètement d'accord avec anne-cé, une critique très construite et très bien faite, ça donne envie.
Rédigé par : bergeou | 16 juin 2010 à 14:02
trés envie d'aller voir ce film j'espére qu'il sera mieux que le premier cri que je n'ai pas du tout aimé à la limite même je trouve qu'il n'est pas à montrer à une femme enceinte!
Rédigé par : anne | 16 juin 2010 à 14:44
ça a l'air intéressant. J'ai hâte de le voir. Merci pour le résumé.
Rédigé par : sevl | 16 juin 2010 à 15:24
Roh oui alors.. Quel beau bulletin !! ;-D
Merci beaucoup d'avoir pris le temps (et le plaisir aussi, sans doute ;) ) de rédiger une critique aussi "pointue", tout à la fois riche et objective..
L'affiche du film est superbe également !
Bises ! :))
Rédigé par : Quitterie | 16 juin 2010 à 15:38
Au Québec où je vis, le film est sorti depuis plusieurs semaines. Je l'ai vu une première fois entre copines, puis une seconde fois, avec nos enfants (3 mamans et 5 enfants entre 2 1/2 et 5 ans). Femmes comme enfants ont beaucoup aimé et le recommande chaudement!
J'ai moi aussi eu envie de jeter tous les jouets en rentrant chez nous, d'aller faire un troisième bébé en Namibie et sinon de ne plus jamais retourner à un cours de yoga bébé et éveil musical, aquapoussette.....
Sur la question de l'allaitement, si tous les bébés sont allaités les premières semaines, cela reste assez flou (sauf pour la petite namibienne)sur la durée de l'allaitement. Anecdote surprenante: comme je l'ai dit j'ai vu le film 2 fois, la première dans un cinema francophone, la seconde dans un cinema anglophone (Québec oblige :). Et bien à notre grand étonnement, la scène du tire- lait n'était pas présente la deuxième fois...
Pour ma part je l'ai regretté car cela dépeint bien une réalité des mères allaitantes. On assiste ici d'ailleurs de plus en plus au fait que des femmes nourrissent leurs enfants exclusivement pendant 6 mois et plus, avec leur lait tiré!
Si le tire- lait n'a rien de physiologique et ne devrait pas faire à priori partie de la panoplie de la mère allaitante, il n'en demeure pas moins que dans nos sociétés en manque de culture d'allaitement, le tire- lait reste un outil très aidant pour lancer ou relancer la production de lait, pour permettre à des femmes de poursuivre l'allaitement après le retour au travail, etc...
Donc, à mon sens, si le propos était de dépeindre différentes réalités des bébés de par le monde, et non d'en présenter une version édulcorée, l'objectif est atteint.
J'ai aussi été émue par la vie assez solitaire du petit mongol, par l'emmaillotage, les questions de sécurité etc... J'aurais aimé savoir si les parents étaient tout de même présents, ce sui est difficile car le parti-pris est de filmer les bébés rien que les bébés. J'ai eu l'impression que pour les 3 autres bébés, les parenst n'étaient jamais bien loin, et qu'ils laissaient se dérouler des scènes sans intervenir pour la pertinence du film. Mais le petit mongol, semble bel et bien passer une partie de ses journées seuls dans sa maison, puis autour tandis que les adultes travaillent plus loin...
Pour finir j'ai adoré cette notion d'invariance du développement des bébés malgré des environnements tellement différents. J'ai eu le sentiment que nous nous agitons,brassons beaucoup d'air et d'idées, que tout s'agite autour d'eux,mais que eux suivent invariablement leur programme de développement inscrit dans notre espèce. Ils semblent avoir leur petit univers à l'intérieur du notre.
Je ne regarde plus tout à fait mes enfants, les bébés et mes principes éducatifs de la manière...
Rédigé par : karène | 16 juin 2010 à 16:36
Quelle critique ! Vivante, drôle, instructive ! Comme d'habitude, c'est un régal de vous lire.
J'ai moi aussi très envie d'aller voir ce film et j'ai montré la bande annonce à mes trois "grands" (7, 5 et 3 ans). Ils ont adoré et se sont esclaffés pratiquement tout le temps. Alors j'ai très envie d'essayer de les prendre tous les 4 au ciné pour avoir leur avis. Affaire à suivre donc.
Rédigé par : Frédérique | 16 juin 2010 à 16:56
promis! on ira le voir!
bruno
Rédigé par : bruno | 16 juin 2010 à 20:43
je crois qu'il faut faire extremement attention avec ce film. Il joue a fond sur les cordes sensibles et sa conception ressemble terriblement a un film publicitaire. Il met en avant le mode de vie africain qui est extremement seducteur car le plus photogenique une fois assis dans son fauteuil moelleux de cinema. Mais la réalité est toute autre.
Ce film n'apporte aucune reflexion profonde, juste des petits bavardages.
La vraie revolution ce serait un film qui nous donne les clefs pour enfin concilier nos vie de mere allaitante et la vie moderne qui est quand même trés confortable.
Rédigé par : zaza | 17 juin 2010 à 10:23
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi, zaza. Je n'ai pas vu le film, mais de ce que j'ai compris, le but n'est pas de nous donner des clés pour quoi que ce soit, mais seulement de nous montrer différentes réalités, sans jugements et sans donner de leçons.
Et au final, je pense que si l'on sort du film en se disant que finalement on a pas forcément besoin de tout le confort moderne pour rendre nos enfants heureux et épanouis, ce n'est pas plus mal...
Rédigé par : MelaAlln | 17 juin 2010 à 11:08
Bonjour!
Merci Ségolène pour tes impressions. Je voudrais juste me permettre un commentaire. Je suis agacée de lire "le petit africain". L'Afrique c'est très grand! Pourquoi ne dis tu pas le petit Namibien? Puisque tu dis le petit mongol, pas le petit asiatique... On pourrait aussi préciser pour le petit américain... c'est vrai...
J'ai vu le film et j'ai été frappée aussi par la zénitude de cette maman himba. Et aussi par le fait que les parents de Californie portent leur petite fille et utilisent des couches lavables (sont il un peu "bobos?!), et qu'en Mongolie, les poussettes sont arrivées!
Allez voir ce film, c'est un bon moment. Et ça nous fait prendre du recul...
Rédigé par : Cé | 17 juin 2010 à 22:43
Alors moi j'ai vu le film hier ! Je m'attendait à quelque chose de plutôt négatif, un peu comme Zaza.
Eh ben, aujourd'hui au boulot, j'ai saoulé absolument tout le monde et toute la journée avec ce film !
C'est un hymne aux bébés. Je veux dire, aux bébés en tant qu'individus. C'est d'un respect absolu dans la manière de filmer comme dans le propos (c'est ce que j'y ai vu).
Les bébés sont au centre du film comme d'ailleurs au centre de chaque plan de chaque séquence du film.
La caméra est posée, là, pour qu'on puisse les observer s'éveiller au monde qui les entoure.
C'est un film qui plairait à des Montessori et autre Célestin Freinet! C'est d'ailleurs pour ça que le choix a été fait de laisser les parents très souvent hors-champ, en tous les cas, très secondaires. Il n'y a donc pour moi aucun propos concernant la parentalité ou l'allaitement et d'éventuel clés à "donner". Ni d'ailleurs de comparaison sur l'éducation forcément différente.
Je pense pour ma part que ces bébés ne sont pas seuls ou solitaires comme vous le dites.J'ai tout de suite pensé que le réalisateur avait demandé à ce que les parents ne soient pas présents dans la pièce (ex : scène de la petite japonaise qui pique une colère) pour qu'il n'y ai pas "d'interférences".
Genre : laissons les tranquilles et observons ce qu'ils sont capables de faire TOUT SEUL. Et justement, c'est époustouflant ! Ils s'enrichissent d'expériences, ils apprennent sous nos yeux en imitant, en expérimentant ! Ils escalades, tombent parfois, se mettent debout, deviennent des petits d'Homme sous notre regard émerveillé (ce fut le cas pour moi).Pour preuve, les dernières images du film : le petit mongol s'essaye à la position debout, il tangue, se dresse sur ses petites jambes et fini par y arriver ! Et là, c'est magique, son visage s'éclaire, ses yeux pétillent et on sent la fierté l'envahir : oui ! tu y es arrivé petit bonhomme ! Bravo (voilà ce que j'ai pensé ! et j'ai même eu ma petite larme....).
Pour moi, ce film c'est ça, le récit du développement d'un être pour devenir un petit humain ! D'où, à mon sens, l'intérêt de laisser les enfants expérimenter. On pense qu'ils faut qu'ils soient en sécurité et on les brides. Dans le film on voit aussi la marge de manœuvre s'élargir suivant les latitudes : les petits namibien et mongole font relativiser nos peurs de l'accident !! S'ils sont vivant après tout ce qui leur arrive, ben dis donc !!
Voilà, je recommande vivement. Il faut Laisser ses appréhensions de maman (naturelles) en dehors de la salle et l'on pourra alors vérifier qu'on peut faire confiance à nos petits loups, c'est du cinéma (enfin, y a un écran, ça met de la distance). Bon film !
Rédigé par : Labeille | 19 juin 2010 à 21:06
Ouh la la, je vous réponds super tardivement, pardonnez-moi ! Mon excuse ? Je me suis fait voler mon sac à main dans le métro avec tooooooouuuuuus mes papiers (et clefs et tout et tout) dedans. Enfin, voler c’est un grand mot : comme une nouille de première classe, je l’ai oublié sur la banquette. Quelques secondes plus tard, plus de sac à main.
Merci pour tous ces commentaires :
@Babycafé : merci merci ? Comment s’est passé le tout premier babycafé (c’était hier, non ?)
@Brigitte et Bruno: merci de votre fidélité
@Renarde : merci merci !
@Anne Cé et Bergeou : merci, cela fait du bien de vous lire !
@Anne : euh oui. Le premier cri c’est bien pour quelqu’un qui a déjà eu un enfant et qui n’a pas eu un accouchement traumatisant. Pour les primipares (j’ai horreur de ce mot mais il est bien pratique) c’est à déconseiller, à moins d’avoir le cœur bien accroché !
@Seul et Quitterie : merci merci !
@Karène : merci pour ce commentaire si détaillé. Oui, je suis bien d’accord avec vous sur la question du tire-lait. C’est un accessoire bien pratique et qui permet beaucoup de souplesse que l’on reprenne le travail ou pas. Donc c’est bien de l’avoir montré. C’est juste que la manière dont il est montré est assez crue je trouve : en gros plan. Gros bruit de succion quand la maman enlève les téterelles, etc. Mais je suis peut-être un peu chochotte ( !) C’est d’autant plus ironique que j’ai BEAUCOUP utilisé mon cher tire-lait électrique double pompage de Medela, donc au quotidien je sais ce que c’est…. C’est le côté filmé qui m’a un peu gênée ! C’est le comble !
Merci pou ces observations fines sur le petit enfant de Mongolie, vous avez raison, c’est celui qui semble vivre le plus d’aventures seul…
@Frédérique : merci ! Et tenez-moi au courant. Je suis très curieuse de voir comment vos enfants réagiront.
@Zaza : ah, votre commentaire est très intéressant. C’est vrai que pour la Namibie, ce qui était intriguant c’est justement ce qui n’était pas montré : quid des maladies, de l’éventuelle malnutrition, du suivi médical ? Etc. ? J’aurais aimé en savoir plus sur la manière de vivre de cette tribu, leur survie quotidienne…
@MelaAlln : oui, je vous rejoins sur le fait que le film n’a pas un message idéalisant une culture plus que l’autre. Cependant on sent que le réalisateur a été fasciné par la famille Namibienne, et quelque part, son regard semble plus admiratif, comme absorbé par ce qu’il observe…
@Cé : ah oui, autant pour moi. C’est vrai que j’aurais dû être plus spécifique. C’est vrai. Dire la petite fille des Etats-Unis, et la petite fille Namibienne. Merci, je ferai plus attention à mes propres biais la prochaine fois. En ce qui concerne la famille américaine, oui, je suis bien d’accord avec vous et merci de pointer cela : cette famille ne correspond pas à la famille américaine « moyenne » dans la manière d’élever son enfant. Le réalisateur l’a d’ailleurs reconnu dans les interviews donnés lors de la sortie du film : il s’agit d’une famille qui pourrait aussi bien être une famille allemande ou néerlandaise ou même française. On ne retrouve pas dans sa vie l’omniprésence de la voiture, la nourriture typique, la débauche de jouets en plastiques que l’on voit d’habitude (j’ai habité neuf ans aux Etats-Unis donc je peux témoigner de cela !) D’ailleurs la famille japonaise ne correspond pas non plus à la famille japonaise « moyenne » de part l’implication du père dans l’éducation de sa petite fille. Mais j’ai bien aimé cela justement dans le documentaire : qu’il n’essaie pas de contraster des familles « types » des différents pays (car cela n’aurait conduit qu’à un renforcement de certains clichés.) La question se pose cependant pour la famille namibienne : est-ce un stéréotype de l’Afrique ou non ? L’Afrique, comme vous le dites vous-même, c’est grand… donc stéréotype ou témoignage véridique sure UNE certaine réalité ?
@Labeille : ah j’adore votre commentaire car vous faites une lecture du film très fraîche et spontanée, et en vous lisant, je me demande si je n’ai pas trop intellectualisé la chose. Merci de rependre les pendules à l’heure!!!!
Rédigé par : Segolene Finet | 21 juin 2010 à 21:56
j'ai très envie d'aller le voir mais j'hésite a y aller avec ma fille... Y a -t-il des plans sur l'accouchement? merci!
Rédigé par : vero | 22 juin 2010 à 00:56
Bonjour
J'ai vu le film et ai beaucoup aimé. les bébés sont magnifiques, drôles, étonnants, on voyage , les paysages, les situations bref on passe un bon momentet c'est un film très sympathique. Cependant j'ai regretté qu'il reste superficiel, c'est une vison très limitée de certains moments de vie, je regrette l'absence de certains sujets comme le sommeil de ces bambins, qui nous pose tant de problème (la question essentiel alors il fait ses nuits? tant de fois posée lol) mais bon ce n'est pas le but non plus de faire une étude sociologique.
Pour le gros plan du TL, vu qu'il a été mon ami aussi pendant un bon moment, ça m'a plutôt fait marrer, surtout vu la réaction horrifiée de ma copine enceinte. Alors effectivement ça choque un peu, perso on ne m'aurait ni filmé ni pris en photo avec mon TL mais j'ai aussi frissonné quand la petite namibienne léchait la langue du chien, donc ça trouve sa place dans le film pour montrer l'écart culturel.
Je penbse que les enfants peuvent assister à la projection, il n'y a pas de scènes d'accouchements ou autre qui pourraient atteindre leur sensibilité.
Rédigé par : Elodie | 23 juin 2010 à 16:18
Merci Ségolène pour cette critique qui a fini de me motiver pour aller voir ce film.
QUE J AI ADORE!!
J'ai passé un moment merveilleux à regarder ces bébés devenir grands..
Tous sont magnifiques, drôle, curieux, intelligent, émouvants.. (la scène où la petite namibienne tombe de sommeil m'a fait pleurer de rire car ma fille 'mvait fait la meme chose qques jours auparavant)
Certes on se pose la question de l'arrière vie pour le petit Mongol et la petite Namibienne mais finalement on ne se pose cette question qu'une fois sortie de la salle, qu'une fois la magie terminée..
Quelle joie de voir que tous ces bébes sont allaités et portés .. Serait ce finalement une norme??
Ce que j'en retire c'est l'universalité du dévelopement de ces petits d'hommes.. j'ai reconnnu mon propre enfant dans tous les comportements filmés dans le film, j'ai frissonné bien évidemment quand Ponijao joue avec la gueule du chien ou que le petit Mongol manque de se faire pietiner par les vaches, ou s'arracher les testicules sur son tonneau en fer rouillé..
Je me suis reconnue à courir d'un atelier d'éveil à un autre comme les parents américains ou japonais.
Tu as tout à fait raison quand tu dis que finalement ce que ce film nous apprend c'est que quoiqu'on fasse (qu'on s'agite ou pas autour de nos enfants) ils finiront tous par un jour se dresser sur le pattes..
Ca me donne envie de le revoir tiens...!
Rédigé par : regine | 05 juillet 2010 à 11:32