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17 février 2010

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Voici les sites qui parlent de Elisabeth Badinter – Le Conflit, la femme et la mère :

Commentaires

Emmanuelle

Merci, ça fait du bien.
Je suis sage-femme libérale. J'essaie d'accompagner toutes mes patientes, pour lesquelles j'ai un profond respect et amour, quelque soit leur choix en matière d'allaitement et autres... Je crois qu'on peut tout concilier si on en a le désir mais pourquoi se sentir coupable si on ne souhaite pas allaiter ou autre, j'ai des tas de patientes qui n'ont aucun problème avec ça. Ce qui me pose vraiment question, c'est pourquoi, si on est au clair avec soit même, se sentir "agressée" par cette soit-disant valorisation ambiante de l'allaitement maternel? Ce qui est sûr, c'est que certaines de mes patientes qui ne veulent pas allaiter se sentent culpabilisées et celles qui veulent allaiter sont envahies de "tu es sûre d'avoir assez de lait" et j'en passe... Quoi qu'on fasse, il y a toujours quelqu'un pour trouver que ce n'est pas le mieux... Alors que chacune respecte l'autre et fasse ce qui est bien pour elle.
Quant à E. Badinter, elle me sidère!!!

Emmanuelle, Sage-femme, mère allaitante, couche-lavante et brocoli bio mais qui a travaillé jusqu'à 15 jours de son accouchement et a repris à peine 10 semaines plus tard (bouh...) et heureuse en ménage (enfin j'espère!!)

angele

Merci pour ces propos clairs et structurés!
Je l'avais entendue sur France Inter mais je me sentais mal sans pouvoir exprimer ce mal-être, je me sentais attaquée injustement, je la sentais à côté de ma réalité mais je ne savais pas comment mettre des mots sur tout cela. Merci de l'avoir fait, je me sens mieux!

Céline

Je ne sais pas sur quoi Elisabeth Badinter se base. Mais en tant que mère qui allaite j'ai plutôt le sentiment contraire. Dès qu'il y a un problème on vous conseille d'arrêter d'allaiter (douleurs aux seins, problème de prise de poids du bébé etc...) et les associations ne forcent pas quelqu'un qui n'a pas envie à allaiter.
L'allaitement et les couches lavables sont en général des choix personnels.
Je vous conseille de lire le lien d'arret sur images c'est très intéressant.

Alexandra

Depuis la journée "Badinter sur France Inter", j'attendais avec impartience votre réaction. Et j'en suis vraiment heureuse. En effet, je vous remercie pour votre analyse très pertinente que je partage entièrement. J'allaite mon enfant de 5 mois, jusqu'à quand? Jusqu'à ce que lui et/ou moi décidIons d'arrêter. J'utilise des couches lavables depuis 1 mois et en suis ravie. Je porte mon enfant en écharpe ce qui est beaucoup plus pratique dans les transports en commun, les escaliers, etc... Mon mari, notre fils et moi faisons du cododo car c'est beaucoup moins fatigant la nuit que d'avoir à se lever, et pourtant j'avais un apriori défavorable. Et pour finir, je trouve que je fais beaucoup d'économie et m'épanouie dans cette approche de la maternité, tout en étant une féministe convaincue! Mon mari et moi y trouvons une très grande liberté.

grande liberté.

Laurie

Remarquable analyse du livre et des propos, c'est assez impressionnant, bravo ! je ne rajoute rien, je n'aurais pas dit mieux .... Merci de nous faire partager cette analyse que je trouve plus qu'objective !

Sophie

merci pour ce commentaire minutieux et intéressant.

Ingrid

Lorsque la semaine dernière je suis tombée sur l'émission à france inter je n'en croyais pas mes oreilles...et lorsque le soir j'étais en train de faire un bref résumé à mon compagnon , il me regardais d'un air qui sous-entendait que LA j'en faisais un peu trop. Mais à ce moment précis Mme E.Badinter passait aux infos...et bien mon cher et tendre à du s'assoir.
Suite à tout cela nous pensons qu'elle essaye de mettre des gens dans des cases , quelle a des idées trés arrêté et sans fondements.Nous avons fait des choix qui nous correspondent point.
Depuis 6 ans j'ai fait le choix d'allaiter le plus longtemps possible donc je tirer le lait au travail et j'ai le sentiment de devoir toujours me justifier et non que cela soit à "la mode"sans compter que je suis toujours comparée au bib (la référence)... ce n'est pas pour cela que je critique ou je juge celles qui ne font pas comme moi, à chacune à trouver son équilibre ;mais il est quand même plus facile de passer du sein au biberon que l'inverse et je maintient que les informations pour promouvoirs l'allaitement maternel dans les maternitées ne sont pas encore trés bien fait .Des progres restent encore à faire (je parle pour mon vécu), heureusement que j'étais super documentée et motivée...d'ailleurs je ne sais d'où viens toute cette énergie qui me permet de continuer ...sûrement pas de l'instinct maternel: il n'exite pas (dixit E.Badinter).
Pour finir je vous remercie pour votre analyse car je ne pense pas avoir le temps de le lire ni sincérement l'envie.Cela me permet d'en avoir une approche,désintéressée et pertinente.
Cela ne me conforte que plus dans mes choix de maternage proximal, de portage mais surtout dans celui de mon allaitement.
Bien le bonsoir

ML

J'adore votre blog. J'adore votre site. Felicitations pour tout ce que vous faites. C'est genial.

Laurie

ci joint l'excellent lien d'arrêt sur image sur les liens entre Mme Badinder, les laits en poudre, les couches jetables et la publicité ..... Eclairage très intéressant
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2764

Jenny

Je n'ai pas lu le livre mais j'ai écouté France Inter toute la journée. J'ai été choquée par les propos de Mme Badinter et me suis sentie attaquée par quelqu'un qui ne semblait pas bien connaitre son sujet, je suis maman de 2 enfants et j'ai plutôt eu la sensation à chaque allaitement de devoir me battre pour allaiter comme je l'entendais, surtout pour le 1er, où a-t-elle vu une pression pour que les femmes allaitent absolument ? vraiment je ne sais pas. Je parle en connaissance de cause, je suis par ailleurs infirmière puéricultrice et si nous les professionnels de santé essayons d'informer au maximum pour que chaque femme fasse ses choix, je n'ai jamais été temoin de pression sur une femme pour qu'elle allaite.
J'ai effectivement eu le sentiment aussi qu'elle "reglait un compte", je ne sais pas lequel mais une femme de sa pointure devrait retenir ses sarcasmes, cela lui enlève de la credibilité. En ce qui concerne l'OMS elle a dit que les recommandations quant à un allaitement prolongé de 2 ans avaient été formulé sur la pression de catholique extremiste nord Americain, elle oublie les études scientifiques. Je suis un peu en colère car tout le travail que les personnes chargées d'entourer la naissance et d'informer au plus juste se voit un peu ébranler par cette intellectuelle à qui on donne une importance impressionnante. Je suis déçue que l'on donne autant de place à quelqu'un qui ne base ses propos que sur des sentiments qui lui sont propres et non sur des études serieuses.
Elle m'a fait l'effet d'une femme agacée par d'autres femmes avec qui elle est en total décalage et décal-âge bien sûr. Peut elle comprendre une trentenaire qui a des enfants aujourd'hui ? Elle ne comprend pas par exemple qu'on ait pas envie de prendre la pillule chaque jour pour certaine d'entre nous ... avancée scientifique oui mais est-on obligé de se conformer aussi à ce modèle que les féministes des années 70 nous ont transmis ? et si nous avions autre chose a inventer...

Sophie

Je viens de lire avec attention votre post, j'en ai apprécié la construction et la réflexion. Néanmoins, je tiens à porter votre attention, que parmi toutes les femmes qui ont pris la parole pour y réagir, aucune n'a PAS allaité par CHOIX. Je ne suis pas là pour parler de moi mais je trouve REVOLTANT que l'allaitement soit considéré comme allant de soi, encore aujourd'hui et, comme l'a très justement fait remarqué une personne dans son commentaire, un peu plus haut, lorsque vous annoncez que vous n'allaiterez pas, s'ensuit toujours un petit silence gêné et désapprobateur. Je suis allée me renseigner sur ce qu'était le "maternage proximal", une nouveauté pour moi, et je suis stupéfaite du conditionnement que l'on tente d'imposer aux femmes. Je joins le lien, http://ecoloinfo.com/2009/07/08/quest-ce-que-le-maternage-proximal/
C'est instructif, n'hésitez pas!
mais mon passage préféré est quand même celui où les difficultés de l'allaitement sont évoquées: "Le lait maternel est le meilleur aliment pour le nourrisson. C’est aussi la façon la plus simple de nourrir son enfant : un lait toujours disponible, à la bonne température, pas de matériel inutile ou de stérilisation à prévoir. Simple, rapide… et gratuit !(...)Toutefois, certaines femmes n’arrivent pas ou ne souhaitent pas allaiter. Dans le premier cas, il est vrai que le démarrage n’est pas évident pour toutes. A la maternité, les sage-femmes donnent les premiers conseils. Sachez que l’allaitement est devenu très “tendance” et qu’on trouve désormais de nombreuses associations qui soutiennent les femmes dans leur volonté d’allaiter. Il existe aussi des “consultantes en lactation” qui peuvent venir vous observer chez vous et trouver ce qui ne va pas.

Des crevasses ? Le plus souvent une mauvaise position du bébé que l’on peut rapidement corriger.

Des régurgitations ? Peut-être une allergie au lait de vache… La maman peut arrêter le lait pendant quelques jours pour voir si ça passe.

Pas assez de lait ? Elle donnera quelques conseils pour stimuler la lactation.

L’allaitement doit être naturel et facile. S’il est douloureux, mal vécu ou devient un calvaire pour la maman, il faut en parler, sans crainte d’être jugée. Le métier de parent s’apprend sur le tas, faisons confiance à ceux qui savent !

Pour celles qui ne souhaitent pas allaiter, c’est une autre histoire. Je lisais l’autre jour sur un forum une maman agacée par cette tendance pro-allaitement et qui disait “je ne suis pas une vache à lait!”. Certes… mais n’oublions pas que nous faisons partie de l’ordre des mammifères et que c’est dans nos gènes. Il y a certainement des causes profondes à ne pas vouloir allaiter mais nous entrons là dans un autre débat… Chacun doit rester libre de faire comme il veut !"
A quel moment notre liberté de choix, de vie est respecté? A quel moment l'allaitement est ou pas un choix fait en toute liberté????? Vous parliez d'objectivité: où est-elle????
Peu importe que j'ai allaité ou pas, je suis LIBRE DE CHOISIR et PERSONNE n'a le droit de juger mon choix, ni de m'imposer quoique ce soit!....
Alors je n'ai pas encore lu le livre d'Élisabeth Badinter, mais j'applaudis de 2 mains son combat pour la liberté et l'égalité des femmes!

The Globetrotter Parent

Elisabeth Badinter works for PUBLICIS, whose major clients are (1) Procter & Gamble (read Pampers) and (2) Nestlé. I consider her entire argumentation discredited on that basis alone.

Emmanuelle

Merci Ségolène, pour cet article aussi bien ficelé que passionnant.

Je vis en Allemagne et n'ai donc pas subi tout le remue-ménage médiatique que je viens de découvrir grâce à vous. J'ai tout de même la TV française et le résumé que j'ai entendu de ce livre m'a amenée à me demander si Mme Badinter parlait plutôt de l'Allemagne que de la France ;o)

J'ai allaité mon 1er enfant pendant 8 mois (jusqu'à ce qu'il décide qu'il y avait plus intéressant que le visage de maman pendant les repas ;o) - il a aujourd'hui 21 mois) et j'allaite actuellement mon 2e enfant (aujourd'hui 3 mois).

Mon fils a fait son premier voyage en France à 3 mois, en plein allaitement exclusif donc et j'avoue que j'ai vécu dans notre beau pays exactement l'inverse de ce que Mme Badinter décrit.

À part une de mes tantes, je suis la seule femme à avoir allaiter dans ma famille et toutes ces femmes (mère, grand-mère, cousines, grandes-cousines, belle-mère de tante, belle-sœur et j'en passe) qui n'ont donc jamais fait l'expérience de l'allaitement n'avaient de cesse de vouloir me déstabiliser : "l'allaitement, c'est moche" (je ne l'invente pas, entendu tel quel), "t'es sûre que tu as assez de lait ?", "ses selles sont bizarres quand même !", "à mon avis, il ne boit pas assez !", "quoi, tu l'allaites encore, mais ça ne fait que 2 h depuis la dernière tétée ?", "ah bon, tu lui donnes les 2 seins ?"...

J'ai donc plutôt l'impression que les propos de Mme Badinter sont le reflet d'une tendance majoritaire en France. Les mères allaitantes y sont une minorité et les mères qui allaitent plus que quelques jours/semaines une minorité au sein de cette minorité. Elle crie donc au loup dont on ne voit même pas le bout du museau.

La France a un fort taux de natalité que lui envie plus d'un pays européen (Allemagne inclue). Les femmes peuvent reprendre le travail plus vite... ou le doivent même, non ? Sinon, elles passent pour des fainéantes qui se la coulent douce à la maison à materner bébé ? La pression exercée ne serait-elle pas plutôt ici ?

Comme souligné par Ségolène, les problèmes ne sont pas à trouver dans le bio (euh... ce n'est pas plus long de faire cuire du brocoli bio que du brocoli non bio) ni l'allaitement, les problèmes sont à trouver et à résoudre dans le monde du travail. Oui, nous femmes avons maintenant accès aux études, oui, nous sommes diplômées et compétentes. Quelle perte pour la société (qui investit dans les études de ces femmes) que le monde du travail nous dégoûte si rapidement !

Bon, je retourne à mes fourneaux, euh non, pardon, à mon ordinateur, le boulot m'appelle avant d'allaiter la Miss. Je travaille en libéral : ma solution pour tout combiner (vie de femme, carrière, bébés) et échapper aux frustrations professionnelles.

Ségolène de mamaNANA

Bonjour, une petite réponse pour Sophie. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je suis ENTIEREMENT d’accord avec vous pour la liberté de choix. Et je pense que le maternage proximal n’est vraiment pas pour tout le monde, moi-même je ne pratique que certains aspects de cette manière de materner (allaitement et un peu de cododo au début) mais je travaille à plein temps, ma fille est en Pampers et je ne cuisine pas très bio. Je vous supplie (sérieusement) de lire tout mon article car justement je crois à une vision de l’allaitement plutôt cool et souple et variée, et suis absolument contre tout type de diktat. C’est ce que j’ai écrit bien clairement, notamment voir tous le très long paragraphe où je m’élève contre la culpabilisation des mères. Surtout, ne méprenez pas mon intention car je pense que chacune doit vraiment choisir ce qui lui convient le mieux. La raison pour laquelle les commentaires viennent tous de mamans allaitantes est parce que ce blog a été envoyé aux abonnées à la lettre d’information de mamaNANA, qui sont des mamans allaitantes, puisque justement ce site propose des vêtements d’allaitement.

Sophie

Bonjour,
je comprend tout à fait votre point de vue et je ne l'ai pas attaqué, car votre argumentation est claire et réfléchie.
Je ne suis, effectivement, pas d'accord avec certaines choses surtout en ce qui concerne cet article dont j'ai joint le lien. Bien sûr, chacune fait en fonction de ses convictions, mais avouez quand même que la phrase "Pour celles qui ne souhaitent pas allaiter, c’est une autre histoire.
Je lisais l’autre jour sur un forum une maman agacée par cette tendance pro-allaitement et qui disait “je ne suis pas une vache à lait!”. Certes… mais n’oublions pas que nous faisons partie de l’ordre des mammifères et que c’est dans nos gènes. Il y a certainement des causes profondes à ne pas vouloir allaiter mais nous entrons là dans un autre débat… Chacun doit rester libre de faire comme il veut" ne donne pas vraiment le sentiment de "faire comme on veut" justement, puisqu'apparemment, ne pas allaiter relèverait de "causes profondes" inconnues!!! Il n'y a pas, à mes yeux, pas plus de causes profondes à ne pas vouloir allaiter qu'à vouloir allaiter.... ce que je veux juste dire c'est que faire le choix de ne pas allaiter n'est pas un désordre de la personnalité, ni un refus de la mère, ni un manque d'amour maternel ou autre....
Mais je n'ai en aucun cas dit ou pensé que vous prôniez l'allaitement à tout prix, je trouve que la societé en général, et de plus en plus, à mon grand regret, met en avant un modèle de "comportement maternel" et que si vous ne suivez pas ce chemin, pour quelque raison que ce soit (bonne ou mauvaise, peu importe!), on vous fait sentir que vous "fautez", c'est cela que je dénonce....
Je trouve très bien de donner la parole, ce que vous faites, mais toutes les femmes allaitantes ou non ont voix au chapitre... Sur votre blog ou ailleurs.

valerie

Enfin une autre voix que celle de Mme Badinter !!Que de clichés !!
Je ne suis pas une maman écolo et pourtant , Hortense a été allaitée 11 mois avec bonheur et détermination !!Détermination car j'ai dû lutter contre la génération précédente !! ma mère , ma soeur et autres trouvaient cela avilissant et d'un autre âge !!
Etant hôtesse de l'air , mon métier ne me permet pas de travailler et d'allaiter . Ne pouvant plus prolonger mon congé sans solde ( car le congé parental n'est pas rémunéré contrairement à ce que dit notre cher Président de la République )
C'est donc pour des raisons financières que j'ai arreté l'allaitement au bout de 11 mois et par choix .
Alors cela m'agace vraiment d'entendre que l'on force les femmes à mettre leur bébé au sein .
Valérie

Valentine

Pourquoi a-t-on le droit de dire que fumer peut provoquer des maladies graves, sans que cela soit jugé culpabilisant, et n'a-t-on pas le droit de dire que ne pas allaiter protège moins votre bébé?
Oui, informer sans culpabiliser c'est difficile, mais franchement, on se cache derrière le petit doigt. Le biberon libère la femme de quoi? du marketing? ça me fait bien rire.
Sinon je suis fondamentalement d'accord avec votre billet, mais j'en ai ras le bol d'entendre des commentaires négatifs autour de mon allaitement...
Maman allaitant depuis 5 mois, cadre sup tirant son lait au travail depuis 3 semaines... heureuse en ménage, ayant fait du cododo 3 mois, passant aux couches lavables parce que les produits cancérigènes me dégoûtent, mettant une écharpe parce que la poussette fait 15 kg, mangeant bio parce qu'il y a moins de pesticides... Tout est rationnel dans mes choix. Santé, santé, santé, dans une famille envahie par les cancers.

Bigou, Pays-Bas

Très intéressant!
Le ton cynique à propos de l'allaitement de mme Badinter me fait penser à une femme frustrée (de sa propre maternité?)...la façon dont elle décrit les mères "écolo",l' OMS et la LLL décrédibilisent son analyse de la société actuelle. Elle manque de recul et d'objectivité.
Je sais bien que les femmes de sa génération ont fait un travail nécessaire (rompre avec la domination masculine), mais cela ne veut pas dire que nous devons renoncer à une maternité épanouie et naturelle. L'égalite entre les sexes se construit justement dans le respect des différences entre hommes et femmes...
Mme Badinter a du mal à comprendre ce développement du féminisme différentialiste et non égalitariste comme à l'époque des MLF.

Emmanuelle

Pour rebondir sur le message de Bigou concernant le féminisme, je pense qu'il existe effectivement 2 formes de féminisme : celui qui renie toute féminité (pour être un autre "homme") et celui qui affirme la féminité (le droit d'être femme ET d'avoir les mêmes droits que les hommes).

Et à l'image de Valérie plus haut, il faut justement faire preuve d'un féminisme certain et déborder d'assurance et de confiance en soi pour allaiter sereinement et tranquillement en France.

zabeth

Je trouve que ce sont les mamans qui veulent allaiter et avoir une relation proche avec leurs enfants qui sont les victimes de la société. Rien n'est fait pour ce choix là. D'autre part, tout dans la societé oblige la femme à aller bosser et à planter son enfant ou elle peut en creche ou en nounou et hop, adieu l'allaitement. Et ça, ça veut bien dire que la femme n'a pas reussi sa revolution. Elle n'a pas de légitimité.
Je pense que Badinter est depassée. Elle est issue de cette vieille génération d'intellectuels qui a tout eu sans effort et qu'elle est incapable de saisir les profonds changements actuels qui se font par nécessité et non par raisonnements froids et academiques.

Séverine Halimi-Falkowicz

Un grand merci pour cette analyse !

Segolene Finet

Pour Sophie: merci pour votre second billet explicatif. Je crois que nous sommes d'accord sur le fond. L'essentiel pour moi c'est l'amour qu'on donne. Je suis bien d’accord que toutes les femmes ont droit à la parole sur ce sujet, et que toutes ont le droit d’être mères comme elles l’entendent.

Julie D

J'ai écouté France inter en allant au boulot et j'ai regretté de ne pas avoir la possibilité de lui répondre.
Ma fille a 2 ans, quand elle est née, j'avais envie d'essayer d'allaiter mais sans plus, si je n'y arrivais pas, c'était pas grave. A la maternité, j'ai eu des conseils totalement divergents mais mon bébé était super et malgré quelques difficultés que nous avons eu du mal à comprendre, nous avons réussi. Le papa lui donnait le bain et s'en occupait autrement, il n'a jamais été mis à l'écart. Je l'ai allaité exclusivement pendant 6 mois et jusqu'à son 1er anniversaire en complément de la diversification. J'ai eu un congé parental de 6 mois parce que j'en avais envie et j'ai repris le boulot à 80%. J'ai une super nounou qui soutient les mamans allaitantes et qui épanouit les enfants.
Je me suis sentie très féminine durant toute cette période et je me suis lancer dans une nouvelle passion qui conduit à l'ouverture aux autres.
Cependant, la société n'est pas prête à tout cela.
Au travail, j'ai souvent des réflexions sur ma journée hebdommadaire d'absence, il faudrait désormais être disponible à tout moment. Un collègue a choisit une option ARTT qui lui permet d'être absent au mêm rythme que moi mais il n'a pas droit aux mêmes reflexions car lui n'est pas en "babysitting" mais en RTT !!!!!!!
Chercher à opposer différtents types de femmes allaitante ou non, écolo ou consommatrice ne ferra pas progresser notre reconnaissance ni nous faire gagner en égalité dans le domaine professionnel.
C'est en se respecatnt mutuellement que nous progressesrons peut-être, les mentalités sont dures à faire bouger et les pires ne sont pas toujours les hommes !

jennifer

"on ne peut pas être femme sans être féministe. Ce n'est pas une affaire de militantisme,juste une question de regard posé sur l'existence" Jane Campion. je pourrais rajouter que l'on peut être féministe et maman allaitante sans y voir d'opposition. Je pense également que nous avons d'autres batailles à livrer : violence conjugale, mariage forçé, condition de la femme dans les banlieues ... Même en france, dans certains lieux,le statut de la femme s'est dégradé au point que des jeunes filles subissent plus de pressions sociales que les générations précédentes. Alors franchement, tout ce battage autour l'allaitement, du maternage proximal, cela me semble dérisoire....

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