Nombreuses sont celles qui ont trouvé mamaNANA grâce au livre « Jeune maman et paresseuse » de Frédérique Corre Montagu, paru aux éditions Marabout Hachette. Le titre de ce livre, légèrement provocateur, est particulièrement adapté au chapitre sur l’allaitement.
J’y pense encore cette semaine alors que nous sommes en vacances dans un tout petit village de montagne. Il fait super froid mais le temps est sec et ensoleillé et donc j’en profite pour emmener Talia en balade. Bien au chaud dans son porte-bébé Ergo (j’avoue, je n’ai toujours pas maîtrisé les nœuds dans le dos pour le portage en écharpe), et sous le MamaCoat quand le temps fraîchit, elle fait de longues balades… Je pars les mains dans les poches, sans biberon, sans lait en poudre, sans avoir à me soucier de chauffer de l’eau (il ferait trop froid pour lui faire boire de l’eau à température ambiante). Quand elle a faim ou soif, je me pose n’importe où et hop, petite tétée, que ce soit au bord d’un chemin enneigé, ou sur la place du village.
Ici vous nous voyez en pleine tétée dans un petit refuge que mon grand-père a bâti de ses mains dans les années 60 et qui est un lieu favori de destination. Ni eau, ni électricité, seul luxe, un poêle à bois qui chauffe vite et bien.
J’adore cette liberté que permet l’allaitement avec un bébé plus grand, cette souplesse, ce sentiment d’autonomie, aux antipodes du sentiment « d’esclavage » que certaines ressentent. Pendant les premiers mois, l’allaitement ne me donnait pas ce même sentiment de liberté vu la fréquence des tétées. Et j'ai eu pour ma première fille des débuts d'allaitement difficiles et douloureux, donc je n'idéalise pas les premières semaines d'allaitement... Mais une fois passé ce cap parfois difficile, tout devient progressivement plus simple.
En ce moment, je suis dans une phase super facile: son alimentation est suffisamment diversifiée pour que je puisse la laisser à d’autres personnes (papa, grand-mère, nounou, etc.) pendant plusieurs heures d’affilée sans avoir à tirer mon lait, et en même temps, lorsque je suis avec elle, l’allaitement permet beaucoup de souplesse lors des déplacements (notamment les longs voyages en voiture ou en train), les balades, etc. C’est étonnant à quel point la production de lait s’adapte facilement à notre vie un peu irrégulière. Parfois on me dit « Tu l’allaites encore, quel courage ! », et j’ai un peu honte de recevoir ce compliment car je ne me sens pas courageuse du tout : au contraire je me sens assez flemmarde sur ce point !!! Pour moi, l'allaitement en ce moment c'est au contraire la solution la plus facile !
Du coup, alors que pour mes deux filles aînées, j’avais en tête un calendrier de sevrage assez précis, pour la petite dernière, je n’ai pas de calendrier dans la tête. C’est assez agréable car dans les autres aspects de ma vie (en particulier ma vie professionnelle) je vis en permanence avec des plannings serrés, des échéances, des dates butoirs, des horaires à respecter… Mais quand il s’agit de Talia et de son (notre) allaitement, il n’y a pas de montre pour les tétées ni de calendrier pour le sevrage : finalement c’est la seule partie de ma vie qui soit un peu « en dehors du temps », et c’est très précieux…
Donc je continue en 2009 et je vous souhaite à toutes de belles grossesses, de belles naissances et de beaux allaitements dans cette nouvelle année !