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10 septembre 2008

Commentaires

edhel

J'ai eu un début d'allaitement très difficile. Jusqu'au septième jour, j'étais incapable de nourrir ma fille sans l'aide d'une sage-femme, j'ai du appeler à chaque tétée, de jour comme de nuit, et plusieurs fois il a fallu plus d'une demie-heure à la sage-femme pour réussir à mettre ma fille au sein.

Donc, oui, il y a des allaitements qui démarrent difficilement.

Si j'avais gardé en tête ce que j'ai entendu sur l'allaitement, "c'est bien quand ça marche, mais tout le monde n'y arrive pas" - "moi j'ai du arrêter à 2 jours / 15 jours / 3 mois car je n'avais pas assez de lait", eh bien j'en aurais conclu que je faisais partie de la catégorie des malheureuses qui n'y arrivent pas malgré leur désir d'allaiter, et j'aurai abandonné.

Mais au cours de préparation à l'allaitement, on m'a dit, répété, asséné, que les cas où la maman ne pouvait pas allaiter était rares, et à part ces cas rares, on avait toutes du lait, du bon lait, et en quantité suffisante. On m'a bien sûr expliqué les difficultés potentielles et les conseils d'usage, mais si ce premier message n'était pas passé, je n'aurai peut-être pas surmonté ces 7 jours d'impuissance totale.

Même les jours où j'ai fini en larmes de ne pas y arriver, j'ai tenu bon en me disant "allez, dans une semaine tout se passera bien et tu regarderas en arrière en souriant". Et c'est ce qui s'est passé, nous en sommes à plus de 6 mois d'allaitement aujourd'hui et pas prêtes d'arrêter !

Alors, OUI, le discours ambiant plombe et tue les allaitements, même ceux des mamans motivées. Quelle douleur quand une maman me dit avec tristesse qu'elle aurait voulu allaiter mais que son médecin lui a dit que son lait n'était pas suffisant... quelle douleur quand elle ajoute "mais bon, tout le monde ne peut pas allaiter, tant pis !" - si cette maman avait eu la même information que moi, elle serait allée chercher plus loin qu'un avis négatif ou qu'une expérience peu agréable...

Sibylle

Je rejoins à 100% les interrogations posées par cet article : je déplore surtout le fait que le "discours ambiant" soit aussi et surtout celui des "professionnels" de santé dont l'ignorance en matière d'allaitement est consternante. J'ai accouché il y a 2 semaines, et grâce à ma fantastique soeur jumelle, consultante en lactation, mon allaitement est bien lancé. Mais je pense avec beaucoup de tristesse à toutes les femmes qui n'ont pas la chance d'être "coachée" par quelqu'un de compétent, car en effet les abandons dans mon entourage sont très nombreux, et dans 90% des cas c'est un médecin qui a achevé de décourager la maman. Si j'avais suivi les conseils donnés, j'aurais d'ailleurs déjà abandonné... Puisque dixit le pédiatre de la maternité "Madame, je vois que vous mettez votre enfant au sein dès qu'il pleure, savez-vous que vous devez laisser au moins 3h entre chaque tétée car pendant que vous allaitez, vous ne produisez pas de lait, et vous risquez donc d'aboutir à un résultat contraire à celui souhaité".... consternant et pourtant hyper classique !! Le pédiatre que j'ai appelé pour le premier RV m'a quant à lui demandé, sachant que j'allaite, de venir à la consultation avec un biberon d'eau... j'ai annulé le RV, bien sûr.
Le cimetière des allaitements a ses responsables... quand les aidera-t-"on" à actualiser leurs compétences et à faire changer les choses... ?

Néo

Coucou!

Encore un super article, malgré un sujet triste! J'ai entendu beaucoup de chose autour de moi... Et parfois je comprenais même pas comment, peux-t-on ecouter de tels conseils!

J'ai réussi mon allaitement de suite! Le secret? Être sûre d'y arriver, je pense...

Pourquoi? Ma grand-mère maternelle, n'avait ( sois disant ) pas de lait!
Ma mère idem... Elles m'ont donc, dit ( avec grande tristesse ) " Ma petite, prépare toi, tu n'auras pas de lait! C'est de famille"

Il était hors de qestion, que je n'allaite pas! J'ai tout fait pour sans trop stresser... Et je posais un max de questions autour de moi! J'ai eu la chance aussi, de pas être tombé sur trop de professionnel "incompétent" qui ont osé affirmer que si ça marche pas dans les 24 h, et bien c'est fichu...

En tout cas, cette représentation de la vierge, est vraiment magnifique... J'aime enormément.

Merci

minutepapillon

Encore un bel article et une photo superbe. La vierge a l'air d'avoir une bonne dose d'ocytocines relaxantes! Mes petits jumeaux sont nés le 19 mars 2008 et l'allaitement continue. (Mon petit bonhomme réclame toutefois la moitié de ses prises de lait au biberon. Surement que ça va plus vite et que ça lui convient mieux. Avec des jumeaux je ne trouve malheureusement pas le temps de tirer mon lait et quand j'ai essayé je n'arrivais jamais à en récolter beaucoup. Le petit se sèvre tout seul en fait en même temps que le début de la diversification et en douceur. Ma Lynn miniplume refuse carrememnt le biberon et pour l'instant goûte la nourriture solide plutôt que de s'en nourrir. On commence doucement et je suis déjà un peu nostalgique même si je comtpe continuer) J'en suis fière c'est vrai mais autour de moi j'entends souvent "bon tu allaites encore!!!! faut arrêter là" ma belle mère me dit même qu'ils trouveraient plus de bienfaits dans le lait maternisé, ce qui est faut on le sait. J'ai une ami qui un bébé né un an avant les miens et jusqu'à son généraliste lui dit d'arrêter si elle fait part d'une petite difficulté. Elle est très surprise de cette attitude en france car elle est originaire de grande bretagne où l'allaitement trouve apparemment mieux sa place.

mlaura

en france il n'y a aucune publicité pour l'allaitement;les pediatres des maternités vous poussent a la mixité et/ou biberon si le bébé n'a pas grossit dans les 3 jours...heureusement qu'en general les sages femme et puericultrices sont plus motivantes.j'ai eu la chance d'avoir une maternité geniale,"maison de la naissance" où l'on est entourées 24/24.

étant seule avec mes 3 filles,les deux dernieres n'ayant que 16 mois d'ecart,j'ai introduit des biberons (de mon lait) assez rapidement;ma puce alait du sein au biberon sans soucis. puis la fatigue aidant,je n'arrivais plus a tirer assez de lait quand mamie ou autre s'en occupait.elle demandait toutes les 2 heures le sein,j'etais epuisée. j'ai introduit le lait maternisé vers 3 mois. mais elle se jetait toujours goulument sur le sein, le cherchait comme un petit animal.
aujourd'hui,elle refuse mon sein depuis 1 semaine, elle hurle quand j'essaie de la mettre au sein...les medecins me disent "6 mois c'est bien, il est temps"...comme si deja allaiter 6 mois c'etait une tare...
j'aurai bien continué encore jusqu'a ses 1 an..je vis tres mal la fin brutal de l'allaitement (et il y a des mamans qui ont du mal a sevrer bébé!);aucune structure,aucun professionnel ne me comprends.
la france ne fait vraiment rien pour soutenir les mamans allaitantes...
quand on parle de pouvoir d'achat et quand on voit le prix du lait,des biberons,etc...le sein c'est bon, et en plus c'est economique!

florence

Quel bonheur un article sur ce sujet épineux ! J'ai 4 enfants et tous ont été allaités. Je vais vous faire part de mon expérience...
N°1 : Au milieu de ma grossesse s'est posée la question de la nourriture du bébé, question que je ne m'étais jamais posée auparavant. Petit à petit, allaiter ou du moins essayer d'allaiter m'est apparu comme une évidence d'autant que mon mari, vétérinaire, ne voyait pas pourquoi faire autrement. Il n'avait jamais vu de vache incapable de nourrir son veau !
Passées les douleurs assez prononcées des premiers jours et magré un bébé hospitalisé dans une autre structure pendant 6 jours, tout a bien fonctionné.
Je passe les détails concernant le fait que, sans bébé à mes côtés, je n'interessais aucun membre du corps médical qui ne s'est même pas occupé de moi et me permettait de tirer mon lait seulement deux fois par jour (je n'y connaissais rien) de plus avec une machine défectueuse, les autres étant réservées aux mamans ayant leur bébé auprès d'elles ;je passe aussi tous les conseils totalement contradictoires ("pas plus de toutes les 3 heures" "à la demande"...).
Bref, "aux innocents les mains pleines", ça a marché, même très bien , puis reprise du boulot, sevrage déchirant (et je pèse mes mots), je garde tout de même les tétées du matin et du soir qq mois. Bonheur !
N°2 : Idem sans l'hospitalisation. Sevrage. Déchirement. Tétées matin et soir ... au moins ça !
N°3 : Idem avec un peu plus d'hésitations ma fille ayant eu une période perturbante de refus de téter. Coûp de fil à une amie ..., 2 ans d'allaitement grâce au congé parental. Que du bonheur ! Evidemment, j'ai tout entendu : "tu vas l'allaiter jusqu'à 20 ans ?" et j'en passe.
N°4 : C'est une autre histoire. Douleurs importantes au démarrage, crevasses (et oui, je pensais que ça n'arrivait qu'aux autres !!), mycoses et traitement local, douleurs +++, échec du traitement, traitement par voie générale 3 semaines et antibiothérapie et recrevasses 'qu'est ce qui m'arrive ???. 2 mois et demi de douleurs avec bébé qui se transforme en sumo alors je tiens bon et tout vient de rentrer dans l'ordre... Que la vie est belle quand on n'a pas mal !!!
Là aussi j'ai tout entendu "ne t'acharne pas !" "arrête", ... moi je sais pourquoi je tiens... ma drogue, cette plénitude qui nous submerge quand on se laisse dériver sur les flux d'hormones relaxantes, la bouche de bébé bien grasse encore ouverte de béatitude et de bonheur mélangés, les yeux clos.C'est pour ça que je suis intarissable sur l'allaitement, que j'en ai convaincues plus d'une d'essayer au moins, et que je suis probablement assez fière voire vaniteuse de ces "Réussites" plus importantes que celles de mon travail. Me pardonnera t'on un jour ? Je n'en sais rien en tout cas pour celles qui tentent, courage et accrochez vous ...
La clef s'est de croire et être sûr qu'il ne peut en être autrement. Penser que sur une ile deserte, il n'y aurait que cela et que si le lait a coulé une fois il peut couler suffisamment pour nourrir son enfant. La clef s'est de savoir lacher prise sur le quotidien et être capable de laisser s'entasser le linge un peu plus ou avoir une maison un peu plus sale ou moins bien rangée que d'habitude... bref, ne JAMAIS douter de soi et laisser le secondaire pour plus tard. Les stressées, les maniaques de la maison propre et rangée auront probablement un tout petit peu plus de mal à moins de reconsiderer l'essentiel... Ca en vaut la peine, ne pensez-vous pas ?

Nimiël

Depuis l'enfance, je voyais l'allaitement comme une évidence. Pour moi c'était un geste normal que j'accomplirais sans me poser de questions le moment venu. Je pensais que toutes les femmes de ma famille l'avaient fait sans se poser de question. Jamais je n'ai demandé aux femmes de la famille si elles appréhendaient ou s'il y avait eu des difficultés.
C'est au moment de la naissance de ma fille que j'ai entendu parler que mes grands mere n'aveient pas allaité (parce qu'elles n'avaient pas de lait) et que ma mère m'a allaité 15 jours et qu'ensuite elle angoissait sur la quantité que je mangeais alors elle a arrêté. De plus elles m'ont communiqué leur stress et m'ont mal conseillée.
Pour mon 2e j'ai laissé dire et j'ai fais à ma façon et ça s'est très bien passé!

Pour dire que des gestes que l'ont croyait ancestrals, logiques, ... ne se faisaient déjà pas sans difficultés dans le passé.

Armelle

J'allaite moi aussi depuis plus de 3 ans, ma deuxième fille maintenant. Superbe article qui m'a donné envie d'en voir un peu plus sur les vierges allaitantes.

Je ne réussis pas à mettre les liens en ligne, le filtre anti spam bloque mon message.

Mais pour celles que cela intéresse, taper "vierges allaitantes" dans google... certains articles vallent également le détour !

Très cordialement
Armelle

Pascale

Pour les novices qui comme moi ne connaissait de l'allaitement que les ragots / croyances familiales et autres, je conseille un livre simple mais très bien fait: "Pour un allaitement réussi (Physiologie de la lactation et soutien aux mères) Edition Masson". Ce livre lève le mystère sur l'allaitement et nous explique le fonctionnement de notre corps tel que jamais aucun médecin ne vous l'a expliqué. Perso ce livre fut le déclic pour ma décision d'allaiter mon 2nd bb. Si j'avais écouté mon entourage j'aurais déjà sevré mon bb. Je suis ravie de ne pas l'avoir fait :-) et cela fait bientôt 5 mois que çà dure. J'ai eu des débuts difficiles mais j'ai persévéré et j'en suis très contente. J'allaite à la maison ou en public et grâce aux vêtements MamaNana, discrétion et confort sont assurés. Merci pour votre site!

Johanna

C'est tout un ensemble de mentalités à changer!
Les médecins, les professionnels de puériculture, l'entourage familial, sans compter les médias et pubs de toute sorte, tout vise à faire passer l'allaitement pour difficile, voire impossible, contraignant, pas adapté à l'enfant de plus de 6 semaines, nocif à la sexualité, à la vie professionnelle, au développement de l'enfant... j'en passe et des pires!
Quand je pense que l'auxiliaire de puériculture, qui pourtant me paraît au top avec ma file de deux ans et demi, se demandait si j'avais allaité mon fils de 10 mois, afin de comprendre pourquoi il était très collé à elle les premiers jours à la halte-garderie (genre "il doit passer sa vie dans les bras, à la maison", ce qui n'est pas du tout le cas). Quelle ne fut pas sa surprise quand je lui ai dit que j'allaitais toujours, ce qui n'empêchait pas mon bonhomme d'être très indépendant... sauf dans un nouvel environnement.
Et ma famille qui passe son temps à me demander quand je vais le sevrer. Si je réponds: "quand on en aura marre tous les deux", je sens d'avance venir l'inévitable "Et si c'est à 18 ans?".
Faut dire que personne dans tout ce petit monde n'a allaité, pour cause de "modernité" ("ah non, je voulais pas être esclave du bébé, allaiter à la demande, très peu pour moi"), ou d'absence d'encouragement à persévérer.
Dernièrement, dans mon entourage proche, une toute jeune maman a pu entendre de la bouche d'une sage-femme de la maternité: "Mais qui vous a dit que vous pouviez allaiter?" sous prétexte que le bébé n'était pas décidé à téter les premiers jours (mes deux enfants m'ont fait le coup, ils se sont bien rattrapés ensuite) et qu'elle avait les seins ombiliqués. Elle qui, au cours de sa grossesse, avait finalement décidé d'allaiter, a pris dès le deuxième jour (!!!) les médicaments pour empêcher la montée de lait, sans même essayer l'allaitement mixte (si, ça peut marcher même dès la naissance, une amie l'a fait pendant un an avec un seul biberon par jour dès que la lactation a été suffisante).
Tout ça pour dire qu'il faut diffuser les infos partout autour de nous, même auprès de la génération précédente, pour que les mentalités changent et que les grand-mères d'aujourd'hui ne soient plus inquiètes pour leurs petits enfants nourris au sein, et du coup qu'elles arrêtent d'essayer de leur refiler des biberons à la première occasion!!!

irina

Perso, j'étais très déterminée à allaiter et j'ai eu de l'aide avant la naissance.

Le jour J, badaboum, mon bonhomme se retrouve en couveuse sous cloche à oxygène, impossible de le mettre au sein.
Le lendemain, il peut sortir de son cocon, et on le nourrit à la pipette (heureusement, car avec un bibi, c'était fichu...).

Ce même jour, premier essai de tétée, avec une gentille infirmière... formée en Belgique qui me dit de faire têter le bébé 10mn de chaque côté de tenir un vide d'air sous son nez, l'exact contraire de ce que l'on m'avait appris pendant ma grossesse...
Ma belle-soeur belge ayant largement loupé son allaitement car son bébé ne prenait pas bien, je me dis que les conseils belges ne sont pas tops, donc dès qu'elle a le dos tourné, je lâche mon sein et trafique l'heure.

Durant les premiers jours, j'entendrais plusieurs sons de cloches différents, et au bout d'un moment, lassée de me faire gronder par l'une pour une chose que m'a dite l'autre, je parle à la chef de la néonat qui écartille les yeux en entendant le discours de sa collègue belge (je saurais plus tard que le doigt sur le sein fût à l'origine de mes affreuses crevasses que je supportais en silence car je savais que les bouts de sein, c'était un pas vers l'échec).

Ceci réglé, bibou mange quand il a faim et à sa faim, les crevasses disparaissent, je respire.
Depuis la sortie de néonat de mon fils, je n'ai plus à donner le compte rendu de la couche et l'heure de la tétée, je me crois tranquille...
Que nenni, le dernier soir, une puéricultrice du service normal vient me voir et me demande quand mon fils a mangé, je réponds vaguement que ça doit peut-être bien faire une heure, là, elle me demande mon tableau de tétées, je lui réponds que je n'en ai pas.
Je lui explique que Joseph est déjà en train de remonter, qu'il a perdu juste 7% de son poids, donc tout va bien.
De plus, j'ai des TOC et faire des listes, c'est pas vraiment indiqué dans mon cas...

De retour à la maison, j'allaite donc avec bonheur, tout va bien grâce à une gentille puéricultrice de la PMI consultante en lactation qui m'aide efficacement.
Mais, à 3 mois et demi, la cata, Joseph chope la crève sur son vaccin, il déclenche une gastro, je prends du smecta et finit par bloquer le problème, mais trop tard, il a perdu du poids.
Joseph reste bloqué à 5,400 kg, la stagnation parfaite entre 3 et 4 mois, si la puéricultrice est rassurante, le pédiatre est au bord de l'affolement.
Mais devant mes explications, les annotations de la puéricultrice sur la rapidité de la reprise après la perte, et surtout face à mes larmes, il ne me menace pas de bibi dans l'immédiat.
Evidemment, si ça se sait, tout l'entourage va me dire que passer au bibi, ce n'est pas grave... Mouais, moi, je ne le supporterais pas...

Aux grands maux, les grands remèdes, consultation intensive du site de la leache ligue, tire-lait Medela et soft-cup, je passe mes journées entre me traître et faire têter Joseph toutes les 2 heures.
Au bout d'une semaine, le miracle est là, la prise de poids de Joseph est spectaculaire, certes, il restera toujours à râcler le bas de la courbe, mais il prendra de façon constante...

Bref, toute cette longue histoire pour dire que quand on veut vraiment très fort, on peut, ce fût dur, mais j'ai gardé confiance en moi et en Joseph, qui tête toujours gaiement matin et soir à maintenant un an !!!

Estelle

Dans cette société où allaiter un enfant de plus de quelques mois paraît incongru, j'attends toujours avec impatience les nouveautés du blog de mamanana et les réunions de la Leche League. Je reprends alors confiance en moi et je peux baisser la garde.
J'allaite ma petite fille d'un an. Les débuts ont été simples malgré le fait qu'elle fut hospitalisée 4 jours après sa naissance. Je tirais mon lait (le collostrum au début) pour la nuit et je passais la journée avec elle. Les infirmières lui donnaient du lait artificiel en mon absence mais moi, je refusais de toucher à un biberon. En fait, je n'ai jamais réfléchi. vant sa naissance, je n'avais rien lu avant la naissance, je savais que j'alléterai, c'est tout. J'ai fait les choses simplement. Sans réfléchir.
A ses 3 mois, je me suis dit "je reprends le boulot dans un mois, que puis-je faire ?" Je me suis renseignée, j'ai lu, je suis allée voir la Leche League. Aujourd'hui je suis fière de dire que je n'ai jamais donné de lait artificiel à ma fille. Elle prend le biberon de lait maternel en mon absence et mon sein quand je suis là.
Et j'essaye de diffuser la bonne parole autour de moi, sans jugement, mais en tenant ferme : "oui, tu peux allaiter et tous ceux qui te disent le contraire ont tort. Il faut croire en tes capacités."
En plus comme je suis très écolos, je trouve que c'est l'argument qui tue tout le monde. Tant que ma fille a besoin de lait de croissance, elle aura mon lait : c'est ce qu'il y a de plus écolo ! Comme par ailleurs, je passe pour un ovni avec mes couches lavables, les purées et les compotes que je fais moi-même, on me laisse tranquille ! J'ai bien eu droit à quelques "tu veux l'allaiter jusqu'à l'adolescence ?" mais je suis fière et heureuse, alors ....!
Bon courage à toutes et continuer à me donner du baume au coeur avec vos petits mots.

mamanloulouttes

Personnement je n'ai que 3 conseils pour réussir son allaitement :
- parler sans tabous avec des Mamans qui ont allaité RECEMMENT leur bébé (donc pas votre belle-mère ni votre grand-mère).
- ne rien écouter de toutes les autres personnes (surtout celles qui ont choisi de ne pas allaiter) !
- avoir confiance en soi et en son bébé (c'est sur, c'est plus facile quand on a un super pédiatre qui a aussi confiance en nous, si si ça existe !)
Pour la prise de poids, après 3 mois de départ en flèche, ma louloutte2 a quasiment stagné pendant les 3 mois suivants pour repartir à nouveau en trombe après 6 mois, donc pas d'inquiètude !
Ravie de voir que je ne suis pas isoler à faire des toutes sortes de purées et compotes maison en complément du lait maternel !

Johanna

Juste pour dire que je suis tombée par hasard sur la pub TV de Generali, on y voit une maman qui allaite son bébé, d'abord de loin (et je me suis dit que je devais rêver), puis de plus près, et là, pas de doute!!

Pour ce qui est des purées maison évoquées par Estelle et mamanloulouttes, je suis bien d'accord, je considère presque que les petits pots ne sont pas de la vraie nourriture (et qu'on ne vienne pas me dire "oui, mais ils sont bio"), ça ne vaudra jamais des repas faits maison. Et puis on a inventé des appareils très pratiques pour faciliter la vie des mamans, merci au congélateur, et au babycook!!!
Le jour où on aura autant de pubs pour l'allaitement que pour les produits Blédina...

Hélène

Depuis toujours, je souhaitais allaiter et je pensais que ce serait facile.
Depuis toujours, je revendique, au risque de choquer, ma nature de mammifère.
Après une grossesse très facile et un accouchement tout naturel et très facile également (en maison de naissance - l'équivalent d'un accouchement à domicile - entourée de mon compagnon et de deux sage-femmes exceptionnelles avec lesquelles une belle relation de confiance s'était construite), je pensais que l'allaitement serait tout aussi naturel et facile.

Heureusement que j'étais merveilleusement soutenue par ces deux sage-femmes, mon homme et les deux grands-mères (considérant tous que la première raison d'être des seins est précisément l'allaitement, ce que beaucoup semblent avoir complètement oublié voire délibérément ignorer...) car je n'étais pas du tout préparée aux douleurs que j'ai ressenties dès le départ. J'avais l'impression de me faire dévorer vive (j'ai rapidement surnommé mon fils alligator).
Plutôt bien informée par ailleurs, j'avais retenu que si la position était bonne, allaiter ne faisait pas mal. J'ai cherché en vain la position qui ne me faisait pas mal. Les sages-femmes ont cherché avec moi sans rien trouver d'incorrect aux différentes positions essayées. Nous avons dû nous rendre à l'évidence que j'avais les seins hyper sensibles (les crevasses ont pu être évitées grâce à leur vigilance et au Lansinoh utilisé en prévention).

J'ai fait de nombreuses grimaces, j'ai pleuré de douleur, j'ai broyé les mains de mon homme (ce que je n'avais pas du tout fait en accouchant sans péridurale, l'anesthésie des seins c'est pour quand?), je me suis même mordu les mains plusieurs fois! J'ai tenu parce que mon fils prenait du poids imperturbablement (il remontait dès le troisième jour pour récupérer son poids de naissance le septième et continuer régulièrement ensuite), que j'étais très bien entourée et intimement convaincue des nombreux avantages de l'allaitement.

Au bout d'un mois environ, les douleurs après s'être lentement atténuées (l'usage de téterelles m'apportait un soulagement limité mais bienvenu) ont complètement disparu presque du jour au lendemain.
Depuis, j'ai entendu et lu plusieurs témoignages de débuts douloureux. Pourquoi la plupart des livres affirment-ils que ce n'est pas douloureux? Peut-être parce qu'ils sont écrits par celles pour qui l'allaitement a toujours été facile. Pourtant les témoignages moins totalement positifs sont autant si pas plus importants.

Mon fils a maintenant presque 9 mois et n'a jamais goûté de lait adapté (ni de petits pots, nous avons aussi opté pour les purées et compotes maison!). J'ai repris le travail à temps plein lorsqu'il avait 4 mois, en tirant mon lait. A la crèche, il a accepté sans problème les biberons de lait maternel qu'il refusait jusque là. Je l'allaite partout - notamment dans le train que nous empruntons quasi quotidiennement - et je trouve cela bien moins contraignant que de faire chauffer un biberon.
J'ai bien entendu droit de temps à temps à "Tu comptes l'allaiter jusqu'à quand?" mais cela ne vient ni de proches, ni de médecins. Je réponds alors calmement "Je ne sais pas, nous verrons bien. Notre pédiatre nous encourage à continuer et ça va bien". A cela, personne n'a encore rien trouvé à répondre. Quelle chance d'avoir une pédiatre aussi favorable à l'allaitement!

Malgré tout ce soutien, j'ai pensé abandonner plus d'une fois au cours du premier mois et je comprends qu'on puisse arrêter par exemple lorsque les débuts de l'allaitement sont douloureux. Je pense qu'un allaitement réussi est le plus souvent l'oeuvre de plusieurs personnes et je remercie donc de tout coeur celles et ceux qui contribuent par leurs compétences, leur compréhension et/ou leurs encouragements à la réussite d'allaitements.

Tetia

Eh oui, il y en a des petites croix blanches dans ce cimetière. Certaines arrivent dans les premiers jours (forme des seins, bb qui tète "trop souvent", bb qui ne prend pas assez de poids, qui pleure beaucoup, maman fatiguée, bb qui prend mal le sein, ...), d'autres après plusieurs mois (fatigue, reprise du travail, médicaments, bb qui ne fait pas ses nuits,...).
Depuis que j'allaite (3 ans la première, et déjà presque 2 ans 1/2 le second), j'en ai connu des mamans qui arrêtent parce qu'elles croient ce qu'on leur a dit, alors qu'elles auraient pu très bien trouver une solution pour continuer leur allaitement.
A chaque fois, cela me rend si triste !

sarah

ça m'attriste de voir des allaitement gachés à cause d'un manque d'information ou encore à cause de personnes de "bonnes" intentions qui disent tout et n'importe quoi... c pourquoi j'ai décider de faire un blog et de parler de l'allaitement dans ces bons et mauvais côté afin d'encourager et d'informer les jeunes mamans.

http://le-bonheur-o-naturel.over-blog.com/4-categorie-10547369.html

Virginie

Bonjour oui ce cimetière déborde.
Pour limiter le nombre de ces allaitement trop tot avortés voir même détruits dans l'oeuf, La Grande tétée " se prépare avec pour but justement que l'information circule alors mesdames rejoignez nous.

Clare

Bonjour,

Je rejoins totallement tout ce qui a été dit, en particulier le commentaire de Néo. Je suis à mon 3ème allaitement, d'un petit garçon de trois mois. J'ai allaité ma fille ainée (4 ans 1/2) 14 mois, et mon premier fils (2 ans 1/2) 20 mois. Je n'ai jamais eu de gros problème, et je pense que ça vient en partie du fait que je n'ai jamais douté de mes capacités à allaiter. Donc dès que j'entends une remarque négative, je n'écoute pas. Je sais ce qui est bien pour mon bébé, et également bien pour moi. Par contre, j'aimerais bien dormir un de ces jours...

Bon allaitement!

irina

Bon, perso, pas de grande tétée pour moi, Lyon, c'est trop loin...

Néanmoins, j'aurais aimé être de la partie car j'essaie au quotidien de dépoussierer l'image de l'allaitement et du portage.
Quand on me demande pourquoi je fais ces choses "bizarres" (et oui, allaiter son enfant et le porter, c'est pas normal...), je réponds avec un grand sourire et motive mon choix par des aspects aussi pratiques qu'éthiques...

Pour l'allaitement en particulier, maintenant que Joseph a passé un an, même ma grand-mère devient sceptique (elle a allaité ma mère en mixte pendant un an, un exploit dans les annes 1950), elle trouve que j'ai de drôles de lubies.
Mon homme reste heureusement mon plus fervent soutien et souhaite encore que cet allaitement continue et que cela soit pareil pour notre second enfant.

Voilà, je n'irais pas à la manif, mais ma petite écharpe est un petit panneau militant en faveur d'un maternage plus nature ^^

elo

alors voila:
malgré encore 8/10 tétée par jour dont 3/4 de nuit, l homeopathie,le repos, le cododo et aucun complement +tirage de lait entre le peu de temps qu il reste sur ma journée bien remplie avec 3 enfants, je ne produit pas assez de lait!
bébé qui pleure,prend peu de poids, selles rare et prise de tete!
c est rare(parait t il) et c est sur moi que sa tombe mdr!
!bon je ne suis pas etonné c est mon 3eme allaitement c est chaque fois pareil,passer 4 mois!
mais cette fois, je suis bien decidée a continuer a donner la tétée a bebe3
donc me voila sans prise de tete a donner des bibi et a tirer mon lait quand je sens que j ai une montée de lait et a metre bébé au sein le matin le soir et chaque fois que l envie nous en prend!!!
au final un bébé serein une maman sereine et un allaitement mixte a la demande qui continue au dela des 4 petits mois que mes seins acceptent!!
je suis auxiliaire de puériculture en maternité et maitenant je peut donner des conseil averer au autre maman!
courage a celle qui sont dans le meme cas que moi parcque y a toujours un solution!!

mamaNANA

Merci pour ce témoignage si personnel et si touchant! Et bravo d'avoir trouvé LA solution pour vous!

missalice1978

J'ai allaité ma 1ere fille 4 mois ...
J'ai tenu parce que je me suis acharnée... ds des conditions difficiles : césa (dc impossibilité les 1ers temps de prendre ma fille seule)/ conseils ts différents du personnel de la mat'(on a toutes connues cela)/ douleurs/manque d'aide et de soutien (dur dur pr la correspondante de la leche league de voir ce qui clochait par téléphone) ...
J'ai même eu une période où je tirais mon lait pr le donner à mon bébé pr éviter les douleurs des tétées.
Il s'en est suivi le 1er RDV avec le pédiatre où je lui ai fait part de mes difficultés. Et sa réponse est tombée comme un couperet, voyant que ma fille n'avait pris que 400 gr "passez au bib"...
l ne me connaissait pas le bougre!!!! Je suis une entétée (ouhhh le jeu de mot : tétée!!!!).
J'ai réussi finalement à avoir qq conseils de la sf qui m'avait fait la prépa à l'accouchement, qui m'a aidée à faire une mise au sein correcte.
J'ai tenu ainsi 4 mois jusqu"à ma reprise du travail où je ne pouvais pas tirer mon lait. L'allaitement mixte a duré 15 jours...


Ms qu'à cela ne tienne, j'étais fermement décidée à allaiter ma 2e fille. J'ai réussi à me renseigner sur les associations d'aide à l'allaitement pdt ma grossesse(oui, oui, il y avait solidarilait qui était présente sur ma ville depuis 20 ans!!! Et je ne le savais pas!). J'ai envoyé promener le personnel de la mat' en leur disant "oui, oui" à leurs conseils ms en faisant comme je le sentais (et surtout j'enlevais ma fille du sein à la moindre douleur pr la repositionner correctement, même si on me disait que la mise au sein était correcte), j"ai refusé les bib de complément (euh, si j'ai craqué une fois avant la montée de lait.) et je remplissais conscienscieusement leur petit carnet comme elles le souhaitaient (oui, j'ai un peu menti!!!!!). J'ai eu une 2e césa, dc je savais à quoi je m'attendais niveau difficultés pr tt gérer moi même. Alors je prenais ma fille comme je le pouvais de son berceau (en relevant le lit au max) et je l'allaitais ds des positions peu académiques au début. Ms je savais que l'essentiel était que je n'ai pas mal et que ma fille soit bien.

J'ai compris avec cet allaitement réussi ce qui a cloché ds mon 1er allaitement : ma 1ere ne tétait que toutes les 4 à 6h et a fait ses nuits à la sortie de la mat'... Dc forcément, elle n'a pas pris assez de poids, ma production de lait s'est amoindrie et j'avais super mal parce que les seins archi pleins, limite engorgés au bout de 6h ss TT. Cet andouille de pédiatre, plutôt que de me dire "passez au bib" aurait juste dû me conseiller "Mettez la ausein au moindre signe d"éveil." et mon allaitement aurait été un vrai bonheur ss prise de tête.

Qu'à cela ne tienne. Mon 2e allaitement est plus que réussi (manque plus que des nuits complètes et euh... passage au bib un peu délicat pr la reprise du travail la semaine prochaine).
Ma fille pèse 7.600 kgs à 4 mois, elle peut téter toutes les 2h... j'm'en fiche, je ne compte pas (euh... Si la nuit, c'est un peu plus génant). J'adore la question de l'entourage "elle doit reboire quand?" "bah je n'en sais absolument rien... qd elle aura faim)
Je compte allaiter 6 mois minimum. Ensuite, on verra si je passe en mixte??? Peut-être que je n'en n'aurais plus envie...
Seul l'avenir le dira...

Tout cela pr dire que si les mamans avaient des conseils judicieux au bon moment, je suis sure qu'elles s'accrocheraient (reconnaissons que le 1er mois n'est pas évident), mettraient de côté les idées reçues et elles auraient aussi connaitre le bonheur d'un allaitement réussi.

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