Je viens de lire le magazine Famili de janvier 2008 et j’ai eu un petit coup au cœur en lisant la rubrique « Pour ou contre allaiter en public ».
L’article présente les avis de onze mamans chacune exprimant brièvement son point de vue sur la question.
Du côté « pour », je me suis assez bien reconnue dans les témoignages (bien sûr !), mais du côté « contre », aie aie aie. Au risque de vous faire bouillir d’indignation, je vous cite les témoignages les plus… énervants (?)
« Tout dépend de l’âge du bébé : à quelques mois c’est mignon ; à 6-8 mois c’est déplacé ; et quand l’enfant marche ou parle, c’est insupportable ! »
Ou encore : «Voir une femme allaiter et, de surcroît, en public, me ramène des années en arrière. Si ça continue, on va revenir au lavoir et au chaudron ! »
Je vous passe l’interview de la pyschologue et psychothérapeute qui, sous couvert de privilégier le bien-être du bébé, semble indiquer que l’allaitement en public n’est pas si recommandé que cela pour sa santé mentale (si si.)
A part s’indigner, que penser ? D’une part que Famili a raison d’ouvrir le débat, car la réalité est notre culture n’est pas une culture de l’allaitement, et que l’allaitement en public peut encore choquer. Autant le savoir avant de démarrer.
Mais, d’autre part, après plus de réflexion, je me dis que la question «Pour ou contre allaiter en public » est un faux débat. Car quand on pose cette question, on pose en fait les questions « Pour ou contre l’allaitement ? » et « Pour ou contre l’allaitement au-delà de 2 ou 3 mois ? » Mais comme poser ces deux dernières questions ce n’est pas tellement politiquement correct, et bien on pose l’autre…
La réalité c’est que si on veut allaiter, et allaiter plus longtemps que les quelques semaines qui suivent l’accouchement, on est obligée d’allaiter en public. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on ne peut pas vivre cloîtrée chez soi, ni régler le bébé comme une horloge et le laisser à quelqu’un, et rentrer en courant toutes les deux heures (au mieux) pour les tétées. Et une fois qu’on se promène en ville avec un bébé, qu’on va à l’école chercher l’aîné, qu’on va chez le docteur, au square, faire des courses, et bien les chances sont très grandes pour que bébé ait faim. Alors que faire à ce moment-là ?
Chacune gère les tétées en dehors du domicile familial en fonction de son histoire personnelle et de sa pudeur. De la femme qui rentrera en courant pour allaiter au chaud chez elle (bébé hurlant de faim) à celle qui se plantera où elle se trouve pour allaiter, il y a un large éventail de possibilités. Par exemple il y a celle qui cherchera un coin tranquille, comme les toilettes d’un restaurant ou d’un centre commercial (ou celle à qui on suggèrera gentiment cet endroit comme adapté !) … Sur ce sujet, je suis tombée récemment sur une vidéo d’une association de promotion de l’allaitement Australienne qui m’a bien fait rire :
Je traduis la conclusion “Vous ne mangeriez pas dans cet endroit. Pourquoi vouloir qu’un bébé y prenne ses repas ? Allaiter en public est un droit pour toutes les mères » Pas mal, non?
Ce que je crois, et que la vivacité de vos commentaires sur un sujet similaire m'a confirmé, c’est que la question de l’allaitement en public n’est pas anodine : en fait, c’est celle de l’allaitement tout court. Alors, courage à celle qui allaitent « où elles veulent et quand elles veulent» ! Chaque tétée en public (qu’elle soit discrète ou non) est un petit geste militant en faveur de la cause de l’allaitement maternel.
Je vous souhaite une excellente année 2008 remplie de bonheur et de tétées paisibles en public et en privé !
De toute façon, les magazines familiaux, ça vaut son pesant d'or pour les bêtises que l'on y trouve (rien que sur la césarienne, je rigole encore de l'histoire de séquelles psychologiques, bonjour le culpabilisation des "monstrueuses" mères césarisées ^^).
Pour l'allaitement, que dire, celle qui parle de lavoir aurait mieux fait de ne pas avoir un enfant, ou alors, j'espère qu'elle a accouché par césarienne programmée selon son bon vouloir et à immédiatement confié son enfant à une nourrice, histoire de ne pas tomber dans "les travers" de nos grands-mères...
L'autre mère est son histoire d'énervant ferait mieux de ravaler ses bêtises, un tel niveau d'intolérance est scandaleux !!!
Mais sur un angle, ces avis grotesques montrent bien ce qu'est une mère qui allaite pour la plupart des gens = une femme soumise.
Soumise aux horaires du bébé, au fait de devoir rester près de lui... Pour certaines, cette seule idée est insupportable... Elles feraient mieux de ne pas avoir d'enfant alors...
Après tout, la vraie question est là "allaiter est-il une forme de contrainte ?"
Quand je discute avec de jeunes mamans, la plupart ont peu allaité car " ce n'était pas pratique", parce que stériliser un biberon, le préparer et le réchauffer, c'est plus simple que de sortir son sein et de le tendre au bébé ???
J'ai aussi lu la bêtise du siècle sur la newsletter Pampers des 3 mois, je cite =
"Des conseils pour le nourrir
SI ON ESSAYAIT QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU ? Après seulement trois mois, vous et votre bébé êtes devenus des experts de l'allaitement ou du biberon. Si vous allaitez, il est peut-être temps à présent d'habituer votre nourrisson à boire au biberon. Cela se révélera utile lorsque vous devrez le confier à quelqu'un ou si votre partenaire désir également lui donner le biberon."
Bon, je crois que si mon homme m'avait dit de supprimer une tétée pour qu'il puisse donner un biberon, il se serait pris le seau à langer (rempli de couches sales) en pleine tête ^^°
Vous vous rendez compte que si on analyse cette stupide remarque, les mères allaitantes sont méchantes car elles empêchent les papas de nourrir le bébé...
Perso, j'ai testé le tire-lait à la maternité, car je ne pouvais faire autrement (mon bonhomme trop déssaturé ne pouvait sortir de sa cloche a oxygène et était donc gavé), et je déteste ce truc.
Résultat, j'allaite mon bonhomme directement à la source, il aura 4 mois dans 3 jours et il n'a jamais pris un seul biberon (à la maternité, on l'a complété avec des pipettes (la faute à la lenteur de la montée de lait...) pour ne pas qu'il déforme son réflexe de succion).
Quand à l'allaiter en public... L'occasion ne s'est présentée qu'une fois, mais n'a pas eu lieu.
En effet, chez le pédiatre, Joseph avait très faim, on m'a donc installée seule en salle d'attente, faisant attendre les autres personnes dans le hall.
Après, mon fils ayant tendance à trop remplir ses couches, il est hors de question de ne pas le changer avant une tétée (sauf la nuit)et comme je ne le changerai jamais dans des toilettes publiques (bonjour l'hygiène ^^°), je me retrouve de facto obligée d'allaiter à la maison.
Cependant, si je devais le faire, je le ferai, et je n'irais pas me cacher dans les toilettes. Les bien-pensants n'ont qu'à se taire, lors de la dernière pub de produits de bain qu'ils ont vu à la télé, ils ont dû être bien plus choqués.
Finissons par notre psychologue du dimanche, j'attends les chiffres du nombre d'enfants allaités en public qui sont en thérapie pour le fait d'avoir eu le sein de leur mère en bouche.
Bon, je vais peut-être un peu loin, mais si on résonne comme cette dame, on peut arriver à se demander si dans sa pensée, mettre un bébé au sein (devenu dans nos sociétés un symbole sexuel), ne serait presque pas une forme de violence faite à l'enfant.
D'ailleurs, c'est un peu ça, je pense qui bloque certaines mamans, j'ai déjà entendu un gamin dire que "l'allaitement, c'était dégoutant"...
Bon, ben sur, je vais aller donner son bain à mon bonhomme, que je vais ensuite "traumatiser" puisque ça sera la tétée ^^
Bonne année !!!
Rédigé par: irina | 07 janvier 2008 à 13:29
Un grand merci pour ce commentaire approfondi et personnel (comme tous ceux que vous postez)!
Rédigé par: Ségolène | 07 janvier 2008 à 13:39
Entre cette "article" dans Famili, le votre sur ce site, que j'aime vraiment de plus en plus! Et le commentaire d'Irina... Que de choses a dire!
J'ai lu famili hier, justement! Je suis restée bouche bée... Puis je me suis demander, si c'était des témoignages receuilli, ou juste les collègues de rédacs... J'ai allaiter mon fils, pendant 8 mois,partout! Les restos, les terrasses de café dans paname, en vacances a Rome! Je ne me suis JAMAIS génée, ni posé la questions, et surtout, je ne regardait pas autour de moi, ceux que ça gêne n'ont qu'a pas regarder... C'est si simple!
Je ne voit que rarement, des mamans, allaiter en publique, et je vais toujours encourager, ou au moins je leurs souris! Un sourir de joie!
J'avais reçu que des encouragements en fait... Mais j'avoue que dans mon pays, quand je leurs raconte comment l'allaitement est persu ici... On ne me croit presque pas, les françaises sont presque considérée comme des mères trop " distante " Le portugal est pro allaitement, a tel point que dans l'hypermarché de ma ville, devant le rayon des lait en poudre pour nourrisson, il y a un grand panneaux, pour les futur maman, ou les maman allaitante! Des renontres avec des pro de l'allaitement! Et GRATUIT!!!
C'est fou, non? Je suis resté sur le C**
Enfin, ma grand mère, n'a jamais allaiter, ma mère non plus, elles étaient folle de joie que je le fasse! Quand on a l'entourage, qui soutient, et l'admiration dans le regard de ceux qu'on aime, on a plus de force, pour les autres...
Et puis, oui vive le retour au chaudron! On y fait de bien meilleurs confitures!
Na!
Encore merci pour ce blog!!!
Rédigé par: Néo | 07 janvier 2008 à 22:01
Si vous en avez marre de lire des magazines remplis de bêtises concernant l'allaitement, l'accouchement... Je vous propose de lire le magazine "grandir autrement", cela fait maintenant un an que j'y suis abonnée et je le dévore tout les 2 mois, un vrai plaisir!
http://www.grandirautrement.com/
Rédigé par: Clerambault | 09 janvier 2008 à 12:06
Oui merci pour la suggestion. J'y suis abonnée aussi depuis le debut et Grandir Autrement est effectivement super. Un vrai bol d’air frais ! Cependant pour des raisons purement professionnelles, je suis abonnée à tous les autres magazines parentaux (car nous leur envoyons des communiqués de presse, etc.) Donc je les lis tous pour mieux comprendre leurs points de vue (parfois conformistes, parfois non) sur des questions comme l'allaitement, et parfois, je craque !
Rédigé par: Ségolène | 09 janvier 2008 à 12:22
Ca me dégoute, ce genre de commentaires... J'allaite ma dernière, elle a 21 mois, et je l'ai toujours allaitée partout où elle avait faim. Je n'ai jamais eut de commentaires désagréable. Soit des sourires, soit personne ne s'est rendu compte que je l'allaitais.
Le plus difficile a supporter, ça reste la famille qui accepte l'allaitement jusque 3 mois...après, ils jugent que c'est anormal...
En attendant, si ma mère m'avait allaitée, je ne serais sans doute pas diabétique depuis l'age de 10 ans, avec toutes les complications et "emmerdements" que ça comprend. Alors l'avis des autres, je m'en fiche, et le sevrage sera naturel...
Rédigé par: Christine | 09 janvier 2008 à 13:43
J'allaite mon petit Gaspard depuis presque neuf mois, et je le fais en public si nécessaire. Je crois que l'important c'est la discrétion. Les regards que j'ai croisé ont toujours été bienveillants, souriants.
En revanche, à mon travail, il n'y a pas de lieu pour tirer mon lait ou reçevoir mon bébé, sans être dérangée. A moins de m'enfermer aux toilettes! Mais ça, il n'en est pas question!
Je suis d'accord avec celle qui a dit que ce qui choque c'est l'aliénation de la mère à son bébé. Cette fusion, c'est indécent! Les gens sont jaloux ou puritains. Ma cousine qui a un bébé de trois mois, accouchement par césarienne(qu'elle a demandée) et allaitement artificiel, me dit , en parlant du bébé :"je suis son esclave et j'adore ça!"; mais elle, elle ne choque personne!!
Rédigé par: Frédérique | 09 janvier 2008 à 14:09
J'allaite ma petite Manon, 7 mois, le matin et le soir maintenant tout en travaillant à plein temps.
J'ai toujours allaitée ou je me trouvais (resto., voiture, lieu public,...) à Paris ou en province. Comme Néo, sans me poser de question mais sans non plus la volonté de choquer à tout prix !
Aujourd'hui beaucoup s'étonne que j'allaite encore ... C'est mon choix. J'ai allaitée mon bébé sur mon lieu de travail, dans mon bureau, un jour d'absence de nounou. Mes collègues n'ont pas été choqués.
Respectons-nous tout simplement !
Rédigé par: Sandrine | 09 janvier 2008 à 20:33
Je reposte pour faire une petite remarque sur le commentaire de Frédérique.
Je ne pense que la demande de césarienne aille de paire avec le refus de l'allaitement maternel, et j'en suis un parfait exemple.
De nature très anxieuse et sujette à des crises d'angoisse, j'avais demandé une césarienne dès le début de ma grossesse, car j'avais trop en tête le récit de ma propre naissance qui a failli se finir en drame, car ma mère n'avait pas voulu de la césarienne.
Je voulais donc accueillir mon bébé aussi sereinement que possible, sans prendre un risque stupide, celui d'avoir une crise d'angoisse et donc d'être mise sous calmant et de râter la naissance de mon enfant.
Par contre, autant prendre le risque d'une voie basse me faisait peur, autant il m'a toujours semblé évident d'allaiter mon enfant.
Malgré une mise au sein retardée par un problème de santé du petit (si tout avait été OK, je l'aurais allaité dès la salle de réveil), je poursuis avec une joie immense mon allaitement.
Dans mon cas, la césarienne répondait un besoin psychologique, et même médical, non à un besoin de facilité (la date de césarienne avait été fixée 2 mois à l'avance sans me demander mon avis).
Par contre, il est vrai que pour les césarisées de facilité (ça va plus vite, ça se fait quand on veut...), c'est souvent que l'enfant ne voit jamais le bout du sein...
D'ailleurs, petite remarque drôle, j'ai souvent lu qu'accoucher par césarienne sur demande était contre nature, mais par contre, personne ne va dire que le biberon va à l'encontre de la nature... paradoxal non ?
Rédigé par: irina | 10 janvier 2008 à 17:46
Je suis excédée par les discours non culpabilisants de tous ces magazines féminins à propos des femmes qui ont décidé de ne pas allaiter. Comment peut-on faire croire qu'il n'y a aucune différence entre le lait maternel et le lait artificiel?
Le seul magazine qui ose dire les choses clairement et soutenir les femmes qui allaitent c'est "Grandir autrement".
Allaiter est une contrainte? Je ne vois pas en quoi donner ce qu'il y a de meilleur à son bébé peut être perçu comme une contrainte? Pour moi le choix est vite fait...
J'ai allaité mes 2 enfants et j'allaite toujours la dernière qui va avoir 1 an. Ca ne m'a jamais gêné de le faire en public (restaurants, magasins, spectacle d'école ...) et je n'ai jamais eu de réfléxions (d'ailleurs je n'aurais pas vraiment compris). Je n'aurais pas admis d'aller me cacher dans les toilettes, ni ailleurs, je suis fière d'allaiter mes enfants et je le revendique! Pour autant je le fais discrètement et ça n'a rien de choquant.
Dès que je peux, je tente d'expliquer les bienfaits de l'allaitement et aussi ses avantages autant pour le bébé que pour la maman.
Côté pratique, pour moi il n'y a rien de mieux! Un repas toujours prêt et disponible où qu'on soit, aucune préparation, surtout les premiers mois où la fatigue aidant, c'est agréable de s'économiser. Rien à emmener quand on part ou qu'on est invité. Pas de problème de gestion de stock de lait!
Ce qui m'agace, c'est quand une femme me dit: "Oh toi tu as de la chance, moi je n'ai pas pu allaiter, je n'avais pas de lait....". No comment.
En France, les mentalités changent et de plus en plus de femmes souhaitent allaiter mais par un manque d'aide, de soutien et d'informations, à la première difficulté, elles se tournent vers le biberon qui les rassurent. Je ne parle même pas de celles qui n'essaient même pas parce qu'elles ne connaissent pas l'enjeu de l'allaitement.
Le chemin est encore long pour égaler de nombreux pays européens mais il faut persévérer en ce sens.
Rédigé par: Anne | 12 janvier 2008 à 00:29
L'allaitement n'est pas une fin en soi. C'est le lien avec son enfant qui compte. Ces moments uniques, yeux dans les yeux, un discours sans mots, sans bruits, si ce n'est ceux de la déglutition du bébé. Le lait en poudre n'est bien sûr pas aussi adapté aux besoins du bébé, pas aussi digeste, ni enrichi en anticorps comme l'est le lait maternel, mais je pense que toute mère a ses raison pour décider de donner le sein ou le biberon. L'essentiel est que mère et enfant soient satisfaits et se sentent en accord avec le mode choisi.
Ma première fille, qui a cinq ans aujourd'hui, a pu bénéficier de mon lait pendant environ 4 mois. J'ai ensuite dû passer au lait en poudre car ma production ne satisfaisait plus sa demande et, par manque d'information, je pensais que cela était irréversible...
Ma seconde fille, qui a maintenant bientôt cinq mois, est allaitée intégralement. J'ai repris le travail, à temps partiel, ce qui me permet de ne tirer mon lait qu'une seule fois par jour et de conserver toutes les autres tétées.
J'avoue franchement que, jusqu'à ce que je re-découvre les plaisirs de l'allaitement, j'avais quelques idées préconçues à ce sujet... Je regardais du coin de l'oeil les méres qui allaitaient "encore" leur enfant, alors qu'il gambadait déjà partout. Je pensais que l'allaitement au sein était "convenable", tant que l'enfant est un bébé. Dès qu'il devient enfant, cela me paraissait "malsain".
Maintenant, je vois ces mères sous un autre angle : quel courage, mesdames, d'affronter le regard, les remarques et parfois le mépris de certaines personnes, qui croient toujours tout savoir, mieux que tout le monde!
Je n'ai personnellement pas (encore) eu l'occasion d'être confrontée à des situations de ce genre, mais j'avoue ne pas trop me vanter de mon allaitement. A mon travail, en famille, je n'en parle pas. J'estime d'ailleurs ne pas avoir à me justifier : je nourris ma fille comme je veux et où je veux, car je suis sa mère et donc la seule (avec son père, certes!) à savoir ce qui est bon pour elle! Mon souhait serait d'ailleurs d'allaiter le plus longtemps possible, au-delà de 12 mois, voire plus...
En passant, je vous suggère une excellente lecture sur l'allaitement : "L'allaitement de mon enfant" de Marie-Dominique LINDER et Catherine MAUPAS. Cet ouvrage décortique toutes les interrogations que peuvent avoir des mères allaitantes ou biberonneuses, concernant leur bébé de 0 à 9 mois. Le texte est parsemé d'encarts rédigés par divers intervenants issus des métiers de la santé, apportant différents points de vues, tant professionnels que personnels.
Rédigé par: cardam_o_me | 13 janvier 2008 à 16:47
J'allaite ma petite dernière de trois mois avec bonheur ; je le fais en public : restaurant, parc, et même pendant la messe (avec la robe Mamanana et mon manteau, personne ne s'est rendu compte de rien !). Mais c'est vrai que ma famille me demande régulièrement "si je la nourris encore", et jusque quand je compte la nourrir... Et quand je réponds au moins encore six mois, on croit que c'est une bonne blague. Les commentaires du style: "il serait peut-être temps de passer au biberon maintenant", je ne les compte plus. J'avais allaité mon aîné, mais n'avais pas pu le faire pour ma deuxième, et tout le monde trouvait normal que je la nourrisse au biberon, j'étais rentrée dans les rangs... comme si l'allaitement dérangeait...on ne comprend pas que je me complique la vie "pour rien"...
Quant à la césarienne, je n'ai pu accoucher que par césarienne programmée, nullement par convenance, mais pour des raisons médicales. Je trouve que l'allaitement permet de "réparer" un peu le fait de ne pas avoir accouché naturellment. Pour finir, pour avoir vécu allaitement au sein et au biberon, je ne juge absolument pas les mamans qui choisissent le biberon pour leur bébé ; c'est un choix vraiment intime ; encore faut-il qu'il soit vraiment libre, qu'elles aient accès aux bonnes informations, qu'elles soient aidées, soutenues, pour la mise en route de l'allaitement, ce qui est loin d'être le cas partout !
Rédigé par: Cécile | 13 janvier 2008 à 20:47
oui, Cardamôme, toute mère a ses raisons pour choisir tel ou tel mode d'allaitement pour ses enfants. maternel ou artificiel.
et oui, on apprend aussi beaucoup de choses en même temps que son enfant, comme le fait que la lactation puisse être reboostée
alors certes, ces articles sont profondément stupides (il y a également bien longtemps que j'ai cessé de lire des magazines qui dépendent de la publicité des industriels), mais à chacune d'entre nous d'avoir des positions d'écoutes et de "promotion" de l'allaitement sans rage et sans intégrisme, et de savoir conseiller en douceur celles qui autour de nous s'interrogent.
c'est en cela Anne que le discours déculpabilisant ne me parait pas à moi stupide en soi. ce qui est stupide, ce sont les arguments avancés. je m'explique : qu'une femme n'ait fondamentalement pas envie de donner le sein, c'est son choix, elle est libre de faire ce choix là et elle est respectable.
mais que les arguments "anti allaitement long" soient aussi ridicules, ça, ça m'horripile.
comment faire avancer le débat et surtout faire admettre l'allaitement long et/ou en public ? et bien en étant chacune à notre niveau "bien" dans l'allaitement, naturellement, chez nous comme à l'extérieur, sans s'en cacher.
et du coup, je me suis permise de citer votre article dans un "petit" pensum rédigé en "suite" à votre article [url=http://mapetitefabriqueabonheurs.over-blog.com/article-7350817.html]ici[/url]
merci de cet espace de calme et de sérénité dans le partage.
Rédigé par: valérie de bussy | 21 janvier 2008 à 15:44
bonjour,
je m'appelle Chrystel, j'ai 37 ans et j'ai deux filles, une de onze ans et l'autre de 6 mois. J'ai allaité la première jusqu'a l'age de 8 mois et présentement j'allaite la deuxième et je compte bien me rendre jusqu'a 8 mois aussi. Je dois préciser que je suis francaise mais j'habite maintenant au Québec depuis 15 ans. En lisant cet article sur l'allaitement, je peux vous dire que je suis heureuse de ne plus habiter dans un pays comme la France, comment peut on dire qu'allaiter un bébé après deux ou trois mois est déplacé? comment peut on dire qu'allaiter nous ramène plusieurs années en arrière, je suis vraiment déçue de voir que l'allaitement n'est pas favorisé en France. Ici au Québec,85% des mamans allaitent dès la naissance et ensuite c'est 67 % des mamans qui allaitent après trois mois et plus. Je peux donc vous affirmer que l'allaitement est non seulement favorisé et encouragé dans notre société québécoise mais que toutes les mamans y songent et souhaitent allaiter dans la mesure ou rien ne les empeche au niveau de la santé.
Dans tous les grands centres commerciaux, que ce soit à Montréal ou ailleurs, il y a des salons d'allaitement, avec fauteuils confortables , lumières tamisées et tables basses, ainsi que tables à langer et micro-onde et parfois ce sont 3 ou 4 salons que l'ont peut retrouver dans un meme centre commercial. J'ai allaité dans plusieurs endroits publics, tels que restaurants, parcs, voiture et jamais je ne me suis sentie regarder d'une drole de facon, bien au contraire. Il y aussi tout en réseau au niveau des services de la santé pour soutenir les mamans qui allaitent. Une infirmiere vient te visiter deux jours apres la naissance du bébé et s'assure que l'allaitement se passe correctement, te donne des trucs, des conseils et t'encourage.
L'allaitement , c'est donner le meilleur à son enfant , le lait maternel est unique et aucune préparation commerciale ne peut rivaliser avec la qualité du lait maternel, mais il y a aussi la proximité avec son enfant, le contact , la chaleur . En ce qui concerne les papas, il y a bien des facons pour eux d'être présent,mais le plus important c'est leur soutien et leur encouragement. Mon mari est tres présent, meme si il ne donne pas de biberons, il fait beaucoup d'autres choses avec sa fille et il me supporte beaucoup. Pour lui, je donne le meilleur à notre fille et ca n'a pas de prix.
J'ai malheureusement la mauvaise impression que la société francaise est une société de plus en plus intransigeante et rétrograde, complètement a coté des vrais choses et des vrais valeurs. j'ai encore le souvenir d'une publicité pour de l'huile de tournesol ou l'on voyait une femme à moitié nue se rouler sur le plancher de sa cuisine pour vanter une huile pour les frites!!! et l'on s'indigne que les femmes allaitent , mais dans quelle monde on vit!!Alors on trouve que c'est déplacer d'allaiter en public mais par contre qu'une femme se roule sur son plancher , ca c'est mieux peut-etre!
Je suis soulagée de constater qu'il y beaucoup de mamans francaises qui choisissent l'allaitement envers et contre tout et je leur dit BRAVO et surtout continuez, n'abandonnez pas , ces moments merveilleux avec votre bébé ne reviendront pas, le temps passe tellement vite et apres vous serez fière d'avoir donné le meilleur à votre enfant!
Rédigé par: Chrystel L | 06 février 2008 à 05:31
Je me souviens que petite déjas, j'avais été indignée par le commentaire d'une maman de ma famille(du côté du papa)qui avait dit "Je ne vais pas allaiter!! Je ne suis pas une vache!"
Ce côté bobo coincé et pudique m'avais mise hors de moi. (Ma mère qui m'avait allaitée était elle une vache? Ressemblais-je à un veau?)
Cet esprit tipiquement franchouillard me débecte de plus en plus. On nous expose des nibard a gogo à la télévision , et il faudrait que je range le mien quand je veux nourrir bébé!
J'attend Ismael avec impatience (il arrive en juillet) et je compte bien sortir mes lolos là ou il aura faim!!!!
Je suis pas née sous le soleil africain pour m'embarrasser de ce genre de pudeur!
^_____________________^
Une maman de 20 ans!!!
Rédigé par: Djioula | 13 avril 2008 à 16:49
allaiter en public c'est magnifique, c'est beau,c'est naturel et tout à fait normal.Pourquoi se cacher? Il n'y a rien de malsain à cela.Tant dans le geste pour la femme et le bébé que le regard du public.
C'est une belle image de la vie.
Rédigé par: LOLO5751964 | 02 juillet 2008 à 16:12
Bonjour, j'écris un an après mais j'espère que je serais quand même lue.
Je suis en France et personnellement je n'avais jamais remarqué cette théorie du non allaitement. Jusqu'à preuve du contraire la poitrine ne sert qu'à allaiter à l'origine. J'ai toujours vu mes tantes allaiter leurs bébés et ma mère allaiter mes frères et soeurs. L'allaitement c'est avoir son petit bébé près de soi, rien qu'à soi. C'est un moment privilégier.
Mes collègues de boulot allaitent leur bébé et quand elles viennent nous voir et que bébé a faim on est limite à prendre des photos tellement c'est beau.
Bref tout cela pour dire que l'allaitement c'est naturel.
L'argument de la vache j'en serais plutôt fière. Je préfère être une vache qui nourrit son enfant qu'une femme qui ne connais pas les gouts de ses enfants.
Rédigé par: Hugel | 12 juillet 2009 à 15:37
Merci Hugel poru ce commentaire!
Rédigé par: Segolene | 19 juillet 2009 à 15:58