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novembre 2007

26 novembre 2007

Idées de cadeaux

Cette année, un record a été battu : j’ai reçu mon premier catalogue spécial Noël (d’une boutique dont je tairai le nom) fin septembre !  M’étant à peine remise des achats de la rentrée des classes, j’avoue n’avoir accordé à ce catalogue qu’une attention distraite --- tout en admirant l’organisation et l’efficacité de leur service marketing.

Chez mamaNANA, le service marketing c’est moi (pour reprendre une phrase célèbre) donc on travaille un peu plus au jour le jour !

D’un point de vue personnel, ce n’est qu’en général que début décembre que je commence à penser aux petits cadeaux pour les uns et les autres, mais cette année nous fêtons Noël plus tôt que d’habitude pour cause de voyage, donc voici un post de novembre, sur le sujet des idées de cadeaux…

Tout d’abord, chères lectrices, je vous recommande d’être un peu égoïstes et de penser à vous avant de penser aux autres.  Si si si .  Si votre mari (compagnon, concubin, cher et tendre) est comme le mien, l’envoi d’un petit email contenant des idées précises de cadeaux  s’impose dès maintenant.  Voici quelques idées à mettre sur cette petite liste (en commencant par des idées mamaNANA, mais je ne m'arrête pas là) :

Robetangolscatalogg2_2 Une jolie robe : en général les hommes aiment nous voir en robe, mais sont bien incapables d’en  choisir une tout seul.   Pour l’aider vous pouvez donc lui conseiller un chèque cadeau chez mamaNANA  (et lui envoyer un lien vers le site).  Il sera certainement stupéfait de voir qu’une robe aussi sexy et féminine que la robe tango (par exemple)  est une robe d’allaitement… 

Nuisettedecsittingg_2  Une nuisette : certes, votre homme vous aime quel que soit le vêtement que vous portez pour dormir, mais est-ce qu’une nuisette décolletée ne lui ferait pas battre le cœur un peu plus vite ?

Sur un thème différent, j’ai aussi identifié de jolies choses sur le site de cadeaux de naissance Berceau Magique, un partenaire de mamaNANA.  Ce que j’aime beaucoup chez eux c’est la capacité de personnaliser les cadeaux (broderie, gravure). 

Pour les mamans (et mon mari lit mon blog donc je suis pleine d’espoir) j’ai bien aimé leur choix de pendentifs gravés.  Les prix vont du plutôt raisonnable (de 31 euros pour un petit pendentif ange ou coeur en nacre) au très extravagant, mais tout est ravissant et de bon goût.  J’ai bien aimé en particulier :
Pendentif_coeur_nacre Le pendentif  «message du cœur» qui peut être gravé avec un petit message ou des prénoms d’enfants, et est proposé à 50 euros.

Dans un autre budget (235 euros) , le disque d’or «Maman on t’aime» est Or vraiment superbe… et même si cela fait un peu bizarre de « demander » une déclaration d’amour, si vous ne suggérez pas un tel cadeau, personne ne songera à vous l’offrir….

Il y a aussi un très joli choix de pendentifs « future maman », à éviter pour les sensibles car c’est le genre de cadeau qui peut rapidement faire monter les larmes aux yeux (les hormones de grossesse aidant !)

Dans un style complètement différent, j’aime beaucoup le site  www.idcreatives.com  La fondatrice de ce site a eu l’excellente idée de fédérer sur ce site les passionnées de loisirs créatifs : chacune peut, pour une somme modique,  y présenter ses œuvres (bijoux, déco, etc.) et les vendre.   Pour les acheteurs, c’est une chance unique d’avoir accès à des objets vraiment originaux, impossibles à trouver dans le commerce --- et sans avoir à se déplacer dans des ventes à domicile. Et puis en achetant chez eux vous soutenez les efforts de micro-entreprises et de mamans au foyer.  Le site est une mine d’idées de cadeaux pour vous et pour vos proches : jolis sacs, bijoux, cadres, doudous, etc.  Dans l’ensemble les prix sont plus que raisonnables quand on compare aux prix que les boutiques de déco et bijoux demandent pour la moindre chose « faite à la main». Il y a même un rayon « bio, création, recyclage ».

J’ai exploré en détail la catégorie des boucles d’oreille et y ai trouvé des choses très élégantes (et Petits_biscuits néanmoins abordables), mais ce qui m’a fait le plus craquer ce sont les boucles d’oreilles, petits biscuits ou carreaux de chocolat.  Un cadeau parfait pour une gourmande !

Ombre_chinoise_creative Pour une chambre d’enfant, le cadre « ombre chinoise », réalisée à partir d’une photo numérique de l’enfant est vraiment une superbe idée.

Attention, comme tout est fait à la main, les délais de livraison sont parfois longs donc n’attendez pas trop pour commander.

N’hésitez pas à partager vos bonnes adresses de sites de cadeaux originaux et créatifs !

19 novembre 2007

Comment s'habiller pour allaiter?

L’équipe mamaNANA revient tout juste du Congrès Annuel de La Leche League France, à Dourdan, où nous avions un stand.  Quand je dis équipe, cela fait très sérieux, mais il s’agissait simplement des deux fondateurs (mon mari Drew et moi-même), de nos deux filles, et d’une baby-sitter extraordinaire (merci Florianne !) qui a réussi à canaliser l’énergie de ces demoiselles pendant que leurs parents étaient bien occupés.

Dans le cadre du congrès j’ai eu l’opportunité de donner une conférence sur mon sujet favori : « Comment s’habiller pour allaiter ? »    Naturellement, ma réponse habituelle à cette question est « c’est très simple, sortez votre carte bleue et rendez-vous au plus vite sur le site mamaNANA ».

Plaisanterie mise à part, je me rends bien compte que rares sont les femmes qui peuvent s’offrir une garde-robe complète d’allaitement.  La plupart d’entre nous construit sa garde-robe d'allaitement comme on construit une garde-robe de grossesse: on emprunte auprès des amies, on détourne des vêtements normaux, on bricole, on coud ou on fait coudre (merci les grands-mères !) et quand on voit quelque chose de vraiment joli dans une boutique (chez mamaNANA bien sûr),  on achète une ou plusieurs jolies pièces, ou on se les fait offrir pour un anniversaire ou pour Noël. 

Pour vous aider à préparer votre garde-robe d’allaitement dans cet esprit « brico-pratique» j’ai développé une présentation contenant de multiples trucs, astuces, et adresses. Je serais d’ailleurs ravie de rajouter vos suggestions alors n’hésitez pas à m'en faire !

Vous remarquerez certainement le caractère « œcuménique » de cette présentation : j’ai inclus les adresses d’autres sites de vêtements d’allaitement. Cela ne veut pas dire que je vous recommande ces sites plutôt que mamaNANA, mais simplement que je souhaitais vous montrer la diversité de l’offre actuelle en la matière. Il y a cinq ans, il n’y avait quasiment rien en France, et maintenant, on commence à voir un vrai choix. Cela veut dire que l’allaitement a le vent en poupe, alors youpi !

La présentation est en format PDF et j’espère que vous parviendrez facilement à la visionner.  N’hésitez pas à me la demander via email si besoin est. 

Téléchargement comment_shabiller_pour_allaiter.pdf  

Title_page En préambule j’ai inclus toute une iconographie (remontant au Moyen-Age) des vêtements d’allaitement à travers les siècles, simplement pour vous montrer que ces préoccupations vestimentaires sont loin d’êtres nouvelles. Sur ce sujet d’ailleurs, si vous avez d’autres photos ou gravures à m’envoyer, je suis preneuse !

En conclusion mon motto est «parce que les bébés sont mieux quand les mamans sont bien » : bien dans leurs têtes et bien dans leurs corps.  Après un accouchement, ce n’est pas toujours facile de se sentir bien, mais c’est très important de penser un peu à soi : de préparer sa tenue de sortie de maternité (et pas seulement celle du bébé), de prendre le temps de se pomponner un peu, surtout si vous étiez plutôt coquette avant que bébé arrive.  Et c’est encore plus important sur la durée, dans les semaines et mois qui suivent.  Ce n’est pas égoïste, ce n’est pas superficiel, c’est très important pour le moral de penser un peu à soi, et de ne pas tout sacrifier à ces chères têtes blondes ou brunes.  Parole de maman.

Et puis si votre allaitement se prolonge, dans une culture où les réactions de l’entourage sont parfois mitigées, dans une culture où les femmes se doivent d’être autant épouses (séduisantes) que mères, dans une culture où l’allaitement souffre d’une image un peu « retour aux sources », une jolie maman bien habillée (qui visiblement ne se « laisse pas aller ») et qui allaite, c’est un pied de nez efficace aux clichés --- et cela fait plus pour la cause de l’allaitement maternel que bien des discours médicaux…

12 novembre 2007

Allaiter en public: faut-il TOUT cacher?

Le droit de chacune à allaiter en public est un sujet qui me tient très à cœur, et donc lorsque j’ai commencé à regarder la vidéo ci-dessous j’étais pleine d’espoir et de curiosité.  Je vous invite à la visionner avant de lire le reste de la note (si si cela vaut la peine d’être patient !)

…. Alors êtes-vous aussi déçue que moi en voyant la fin de la vidéo ?  J’espérais tellement qu’elle allait leur faire un bras d’honneur à tous et qu’elle allait allaiter tranquillement en public sans leur jeter un regard…. Et au lieu de cela, que fait-elle ? Elle enfile un jeté de lit avec un trou pour la tête et elle allaite DESSOUS !  Aaargh !  Je suis allée sur le site de l’entreprise en question et c’est touchant et ressemble un peu à l' histoire de mamaNANA : un jeune couple a monté ce projet basé sur une expérience personnelle (elle est très pudique et voulait allaiter sans montrer ses seins) mais faut-il vraiment se résoudre à se cacher complètement ? 

Bebe_au_lait_2 L’autre horreur du genre (et je prie les utilisatrices satisfaites de ce produit de me pardonner), c’est le format « cache-pot ».  Voir photo ci-contre du couple dans un restaurant.  Pour plus d'info voir le site du fabricant.   Joli site, jolis imprimés, mais vraiment, gagne-t-on en discrétion lorsqu’on s’enfile cela autour du cou pour allaiter? 

Et pour finir la collection, dans la série « mais que vont-ils inventer la prochaine fois ? », voici l’ultime solution : le chapeau de bébé à larges bords qui vous cache le sein complètement.  Véridique.  Pour plus d'info, voici le site de ce mignon chapeau.

Moboleez_kitty

J’attends avec impatience vos commentaires !  Cette note sera suivie d’autres sur le sujet de l’allaitement en public… Celle-ci est  simplement pour ouvrir le débat.

04 novembre 2007

Le Premier Cri – la polémique en direct sur Revu et Corrigé

C’est toujours intéressant de lire les critiques après avoir vu un film et s’être formé sa propre opinion.  Dans le cas du Premier Cri, film de Gilles de Maistre dont j’ai parlé dans mon post précédent, c’est plus qu’intéressant, c’est stupéfiant.  Stupéfiant car j’ai l’impression en les lisant que ces journalistes n’ont pas vu le même film que moi !  Leur lecture du film ne correspond pas du tout, mais pas du tout, à la lecture que j’en ai faite. Et leur analyse du message du film me semble caricaturer, contredire, ou dénaturer  le message que le réalisateur a voulu faire passer.

Et je ne suis pas la seule à le penser : d’où une prise de bec virulente entre la rédactrice en chef de Elle, Isabelle Maury, et le réalisateur Gilles de Maistre sur le plateau de l’émission Revu et Corrigé du samedi 3 novembre. J’ai eu la grande chance de participer à cette émission et même d’y intervenir (en direct si si).

Pour ceux et celles qui n’ont pas vu l’article en question dans Elle, voici un petit extrait.  J’ai noté le passage qui me parait le plus en décalage avec le message du film :
« Le nôtre de cri a été celui de la colère en sortant de la projection de ce film esthétique, débordant de belles images, qui ignore à l’écran la réalité des chiffres de la mortalité néonatale et maternelle… » et « Mais plus grave encore est le témoignage militant d’une jeune Québécoise qui veut accoucher dans sa communauté de babas altermondialistes, naturellement, en refusant toute aide médicale, même lorsque sa vie est en danger.  Quel message le réalisateur veut-il nous faire passer? »

Et c’est là que l’article de Elle est de très mauvaise foi car justement le message du réalisateur n’est pas un message en faveur d’un accouchement non médicalisé.  Il ne fait pas l’apologie de cette naissance « naturelle. »  Bien au contraire, il montre la longueur de l’accouchement,  l’angoisse de la mère québécoise et de son entourage lorsque le placenta n’est toujours pas sorti (au bout de plusieurs heures !)  S’il avait voulu faire un film de propagande en faveur des naissances « 100% naturelles » il n’aurait pas montré cela.  Il n’aurait pas montré non plus la naissance du bébé mort-né de la jeune touareg.

Et c’est ce qui m’étonne le plus dans la polémique sur ce film : c’est que ses détracteurs présentent ce film comme un panégyrique des accouchements non médicalisés.  Alors que ce n’est pas du tout la réalité montrée dans le film :
En effet, sur 11 accouchements filmés:
- Trois se déroulent dans un milieu hospitalier « classique. »
- Quatre ont lieu dans d'autres endroits, avec l’intervention d’une sage-femme (au minimum) et dans plusieurs cas d’un médecin et d’un pédiatre.  Il y a un doute sur la formation de la sage-femme indienne cependant, qui est décrite comme sage-femme mais assiste la jeune femme dans un bidonville.

- Et seulement quatre naissances ont lieu à domicile sans aucune assistance médicale (Etats-Unis, tribu amazonienne, tribu touareg, tribu Masai).

Sachant que 80% des accouchements au monde ont lieu à domicile (avec assistance ou non), le réalisateur était en deçà de la réalité.

De plus ces naissances hors milieu hospitalier ne sont pas idéalisées.  Même si ce n’est pas dit textuellement, en tant que spectateur, on voit bien les risques : on voit bien que la jeune femme indienne accouche dans un bidonville, on pense aux microbes et aux germes qui rôdent, on voit bien le manque de précautions élémentaires d’hygiène….On entend la jeune femme amazonienne pleurer de douleur… On sent l’angoisse de la jeune touareg….

L’article d’Isabelle Régnier dans Le Monde du 30 octobre est tout aussi critique : « Par ailleurs, la majorité des accouchements se passent hors du milieu hospitalier.  Malgré une petite concession accordée sur les bienfaits de l’obstétrique, l’hôpital figure ici comme une représentation possible de l’enfer. »
Vraiment étonnant de lire cela.  C’est comme si le simple fait de montrer des accouchements hors du milieu hospitalier équivalait à en faire l’apologie. Comme si montrer, c’était nécessairement défendre.  Quant à l’hôpital comme représentation de l’enfer, elle fait allusion à la maternité du Viet-Nam, celle qui ressemble à un hall de gare.  Oui cela ne fait pas envie, mais on sait bien en regardant le film que c’est un extrême, et que c’est ce que le réalisateur veut montrer.  A preuve, le film termine sur l’accouchement de la jeune femme française à la maternité du CHI de Poissy, accouchement qui se déroule de façon intime, avec une sage-femme souriante et chaleureuse, un mari entourant sa femme de ses bras, etc.  Au final une image plutôt positive d’une naissance en milieu hospitalier.

Alors quel est le message du film ?  J’en ai vraiment retenu deux :
- l’immense inégalité au niveau des naissances : entre celles qui peuvent « mettre en scène » leur accouchement, et celle qui n’ont que le choix de prier pour que cela se passe bien.
- Et la magie, quelque soit l’environnement, de cette première rencontre entre une maman, son bébé, et le papa de son bébé.  L’importance et la beauté de ces premières caresses, ces premiers baisers, cette première tétée.

Pourquoi est-ce que le message du film est ainsi tronqué par la critique ?  Pourquoi tant de haine (comme le demandait une téléspectatrice de l'émission Revu et Corrigé)?
Je me suis vraiment posé la question en lisant la presse et je crois qu’on en revient au fait que le film n’est pas un documentaire au sens classique du terme : c'est-à-dire que le réalisateur n’offre pas de préambule, il n’insère pas ses propres commentaires dans la narration, il laisse la maman et la naissance au centre du film…. Ce qui en fait une superbe œuvre d’art  MAIS ce qui rend cette œuvre extrêmement vulnérable.  Vulnérable car, comme Gilles de Maistre n’explicite pas ses intentions avec des mots, des chiffres, des graphes, chacun peut interpréter le film en fonction de son expérience personnelle, et plaquer un message extérieur sur celui du réalisateur : par exemple certains l’ont donc interprété comme une ode à l’accouchement naturel, d’autres comme une critique du milieu hospitalier, d'autres encore ont trouvé que c'était de la propagande pour des naissances "new age", ainsi de suite...

Vulnérable aussi car comme le déroulement des accouchements n'est pas décrit en détail d'un point de vue médical (voir mon post précédent), certaines questions restent en suspens, et peuvent induire à la critique négative:  c'est le cas de la critique de Elle qui accuse à tort le réalisateur d'avoir laissé la jeune femme touareg souffrir sans l'aider, alors qu'en réalité, c'est le réalisateur lui-même et son équipe, aidés au téléphone par les sages-femmes de l'hôpital Robert Debré, qui lui ont sauvé la vie.  Mais comme ceci n'est pas dit dans le film, à moins de poser la question au réalisateur, on ne le sait pas...

Alors que faire? Rajouter un préambule ? Rajouter une conclusion ? Rajouter des descriptifs sur les accouchements? Expliciter pour ne pas être mal lu ou mal compris – au risque de résonner de façon scolaire ou dogmatique? Ou bien faire confiance au public pour comprendre et saisir le message profond du film ?  Une question difficile à résoudre pour un réalisateur, mais sur laquelle Gilles de Maistre devra se pencher s’il veut faire en sorte que son prochain film (sur la mort) soit mieux compris et accepté par la critique…